Une nouvelle comptabilité de l’Etat à compter du 1er janvier 2018

Une nouvelle comptabilité de l’Etat à compter du 1er janvier 2018

Centenaire de la Trésorerie générale du Royaume et de la comptabilité publique

Un centenaire est non seulement un moment de fête mais aussi une occasion de se projeter dans l’avenir. Le constat a été réitéré, mardi à Rabat, lors de la célébration du centenaire de la Trésorerie générale du Royaume et de la comptabilité publique. «Un centenaire est une aubaine en vue d’éclairer d’un nouveau jour quelques pans d’une administration dont les activités ont constitué de par l’histoire le fondement intangible de l’art de gérer les deniers publics», indique le trésorier général du Royaume. A propos de la comptabilité publique, Noureddine Bensouda estime qu’il est nécessaire de jeter les passerelles avec le passé récent et lointain à l’effet de bien tracer le devenir des comptes publics. «Le centenaire de la comptabilité publique coïncide quasiment avec la mise en place par notre pays d’une nouvelle comptabilité de l’Etat fondée sur les droits constatés avec une forte valeur ajoutée patrimoniale à compter du 1er janvier 2018 conformément à la loi organique relative à la loi de Finances», précise-t-il. Ainsi le bilan de l’Etat correspondra désormais, selon le trésorier général, au bilan de sa richesse réelle intégrant droits, obligations et patrimoine au lieu d’un bilan des seules disponibilités pécuniaires dégagées à partir de la comptabilité actuelle à base de caisse.

Pour sa part, le ministre de l’économie et des finances entérine l’évolution historique de la Trésorerie générale du Royaume. «La Trésorerie générale du Royaume a accumulé un savoir-faire et une expertise financière et comptable qui font d’elle une institution stratégique de l’Etat», estime Mohamed Boussaid. Selon le ministre, les missions de cette administration se fondent sur l’utilisation de la comptabilité publique aux fins d’un meilleur conseil et d’une assistance de proximité. De plus, la Trésorerie générale a recours à la digitalisation et à la dématérialisation en vue de la modernisation, la simplification et la facilitation des services rendus aux citoyens et aux partenaires. De quoi abonder dans l’air du temps et continuer sur une lancée prospective. Cette démarche se manifeste déjà par l’exploitation des potentialités du big-data et l’adoption d’une démarche de «data-driven» (axée sur les données) pour une meilleure compréhension des comportements des partenaires et des citoyens.

Ceci étant, la comptabilité publique ne se résume plus à des fonctions de contrôle et de régulation aux yeux de Michel Bouvier, également présent à l’événement. Pour le professeur universitaire, président de l’Association pour la fondation internationale de finances publiques (Fondafip) et directeur de la Revue française de finances publiques (RFFP), la comptabilité publique, qui est un langage véhiculant des valeurs, épouse également les principes de la logique. «La réforme de la comptabilité publique est un impératif de la mondialisation», enchaîne M. Bouvier qui trouve que la maturité comptable ou la fiabilité des comptes est variable selon les Etats.

Pour rappel, la célébration des deux centenaires est marquée par l’émission d’un timbre-poste commémoratif.

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