Edito : Ce n’est qu’un bébé marocain qui est mort

Edito : Ce n’est qu’un bébé marocain qui est mort

Savez-vous que dans un hôpital public, il faut au minimum 10 nourrissons pour qu’une infirmière daigne ouvrir un flacon pour les vacciner.

Sinon ces derniers doivent revenir le lendemain ou le surlendemain en attendant de réunir les 10. Lorsque ces derniers sont réunis, ils ne savent pas qu’ils peuvent y laisser la vie. C’est ce qui vient de se passer à Rabat. Cinq nourrissons se font vacciner et découvrent déjà l’enfer de la santé publique dans notre pays. Quelques heures après, un premier bébé décède et les autres sont dans un état critique. Le ministère de tutelle n’a trouvé d’autres solutions que de publier un communiqué dans lequel il présente froidement ses condoléances!! Après tout, ce n’est qu’un bébé marocain qui décède, ce n’est pas la fin du monde, n’est-ce pas? Le pire c’est que la réaction du ministère ne mentionne pas les raisons comme si les familles des victimes n’avaient pas le droit de savoir ce qui s’est réellement passé.

Le pire du pire c’est que des informations qui courent laissent penser que les vaccins utilisés l’ont été pour la première fois. Transformer nos bébés en cobayes, est-ce le sort qu’on nous réserve aujourd’hui dans le Maroc de 2018? Mais après tout, il ne faut pas être pessimiste ou demander aux responsables plus qu’ils n’en peuvent. C’est juste une erreur qui, après tout, n’a coûté la vie qu’à un bébé marocain. Justement… il semble que la dignité n’existe pas pour nous autres Marocains ou bien qu’il faut payer pour… en donnant sa vie.

C’est une partie de tous ceux qui se se sentent encore marocains qui sera enterrée avec ce bébé victime d’un système. Nous aurions aimé présenter nos condoléances aux familles mais après tout, c’est juste un bébé marocain qui est mort…

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