Edito : Croire en nous

Edito : Croire en nous

Jeudi dernier, le Maroc a levé un milliard d’euros sur le marché international à travers un emprunt obligataire.

Sa dernière sortie à l’international remontant à cinq ans, et au vu de l’évolution poussive de l’économie depuis cinq ans, l’opération pouvait a priori soulever quelques appréhensions quant à la réaction des marchés. C’est que le modèle économique du Maroc s’est essoufflé, la croissance crée moins d’emplois qu’il y a dix ou quinze ans et l’investissement privé, surtout national, peine à retrouver son punch. Mais avec tout cela, la confiance des grands investisseurs institutionnels mondiaux est intacte. Elle s’est même renforcée. L’emprunt a été souscrit plus de cinq fois. En de termes plus simples, le Maroc demandait un milliard d’euros et il s’en est vu offrir 5 de la part des investisseurs qui, en plus, ont accepté des taux d’intérêts et des rendements très bas, les plus bas jamais obtenus par le papier Maroc.

Des investisseurs comme les gestionnaires de fonds de pensions européens, américains ou autres ne font jamais dans la complaisance. Dépositaires de portefeuilles aux volumes astronomiques provenant des réserves de retraites dans les pays les plus développés, ces gestionnaires sont à la recherche des placements les plus intéressants et surtout les plus sécurisés de la planète. Ils viennent d’attester à l’unanimité que le Maroc en fait partie.

Au-delà de l’utilité des fonds levés, qui permettront de financer les grands travaux d’infrastructures, l’Etat peut et doit exploiter cette sortie à l’international réussie en interne.

Si les places internationales font autant confiance à l’avenir du Maroc et de son économie, cela devrait en toute logique rassurer les opérateurs et les capitaux nationaux, et même étrangers, et les encourager à s’y investir davantage.

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