Edito : Merchandising

Edito : Merchandising

Le tout nouveau et jeune patron de l’ONMT a décidé, à juste titre, un retour aux fondamentaux : développer l’activité touristique est une mission qui relève éminemment du marketing qu’il ne faut pas confondre avec la vente de nuitées en hôtels et de packages de voyages.

L’acte de réserver une chambre d’hôtel et d’acheter des billets d’avion n’est que l’opération finale que fait le touriste étranger. Et il passe à l’acte quand il aura choisi sa destination. Quand le touriste français, allemand ou anglais, commence à planifier ses vacances de fin d’année ou d’été il ne se pose pas la question dans quel hôtel il a envie d’être mais plutôt quelle destination il a envie de visiter. L’hébergement, le transport, la durée de séjour relèvent des détails logistiques. Le rôle d’un Office comme l’ONMT est de faire en sorte que la destination Maroc soit dans le «top of mind» de la clientèle potentielle au moment de faire les choix. Et pour cela, il n’y a pas de secret : la marque Maroc doit avoir de la notoriété.

Cette notoriété se construit à travers de la communication de masse, de la promotion, certes, mais ce n’est pas tout. Le produit et la marque Maroc doivent être en tête de gondoles exactement comme les produits de grande consommation dans les rayons de supermarchés. Pour le faire, il faut des «merchandisers» sur les lieux de vente.

En plus de la communication «publicitaire», le Maroc doit s’investir massivement dans les réseaux de distribution et la filière du voyage en Europe même. La Turquie est devenue une destination majeure grâce, en partie, aux grands TO turcs qui se sont implantés dans les marchés émetteurs tout près de leur clientèle. Malgré la montée du canal digital, il ne pourra jamais remplacer la présence physique.  Et tout cela ne relève pas de l’ONMT à lui seul.

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