La vitrine de la Banque mondiale

La vitrine de la Banque mondiale

La première activité et sortie officielle du tout nouveau ministre des finances a été réservée à la Banque mondiale.

Même si cette rencontre était très probablement programmée depuis longtemps, donc avant sa nomination, c’est un signe pour M. Benchaaboun qui vient lui-même du secteur bancaire. L’homme est le mieux placé pour savoir que le financement est le nerf de la guerre et que les ambitions du Maroc pour les années à venir nécessiteront un effort financier colossal qui dépasse naturellement les capacités des finances publiques. Avoir la confiance des bailleurs de fonds internationaux, et à leur tête la Banque mondiale, est un gage de réussite, certes, mais ce n’est pas tout. La relation entre le Maroc et la Banque mondiale est gagnante pour les deux et dépasse le simple mais important aspect financier.

Le fait d’être bien «coté» sur les tablettes d’une prestigieuse institution comme la Banque mondiale est toujours un bon label pour une économie, connaissant les standards imposés par l’institution en termes de rigueur et de gouvernance. Pour le Maroc, la Banque mondiale est aussi une plate-forme d’échange et surtout d’apprentissage des expériences d’autres pays qui peuvent servir. L’institution offre aussi, gratuitement, une formidable base de données et d’expertise aux décideurs publics. Mais la Banque mondiale gagne elle aussi dans la relation. Elle peut à travers ses projets novateurs et réussis au Maroc montrer son savoir-faire, mettre en avant ses panoplies de produits et services et, in fine, recruter plus de clients partenaires. Le Maroc est pour ainsi dire une vraie et belle vitrine pour la Banque mondiale.

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