Education nationale : Le ministère recrute 11.000 enseignants en CDD

Education nationale : Le ministère recrute 11.000 enseignants en CDD

Les responsables insistent sur l’impossibilité pour les contractuels d’intégrer automatiquement la fonction publique

Le recrutement se fera sur la base d’un concours ouvert pour les titulaires de licences dans le domaine de l’éducation ainsi que les bénéficiaires du programme gouvernemental pour la formation de cadres dans les métiers de l’éducation.

Une campagne massive de recrutement est lancée dans l’Education nationale. En plus des postes budgétaires prévus par la loi de Finances 2016, le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle procédera au recrutement de 11.000 personnes sous contrats à durée déterminée via les AREF (Académies régionales de l’éducation et de la formation). Cette démarche fait suite à l’accord conclu entre l’Education nationale et le ministère de l’économie et des finances. «Les contractuels auront droit aux mêmes salaires mensuels des fonctionnaires gradés à l’échelle 10 de la fonction publique.

Ils auront également droit aux indemnités et allocations familiales», promet le ministère. «Les contractuels bénéficieront également du droit à la formation et aux arrêts maladies de courte, moyenne et longue durées, sans oublier la couverture médicale de base ainsi que la mutuelle réservée aux fonctionnaires de l’éducation nationale», ajoute la même source précisant que les recrues pourront également bénéficier des services fournis par la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales de l’éducation et la formation, en plus des indemnités pour les accidents du travail. Pour leur part, les enseignants contractuels seront tenus de respecter les clauses figurant sur leurs contrats, notamment leurs missions pédagogiques et professionnelles, les déploiements décidés par les responsables et le respect de la déontologie du métier.

«Ils seront tenus de respecter les décisions de la hiérarchie et de se conformer au droit de réserve en évitant de divulguer des informations ou des documents au cours de l’exercice de leurs missions», précise le ministère. Bien évidemment, les nouvelles recrues seront interdites de s’adonner à toute autre activité génératrice de revenu tant qu’ils seront sous contrat avec l’Education nationale. Concrètement, le recrutement se fera sur la base d’un concours ouvert pour les titulaires de licences dans le domaine de l’éducation ainsi que les bénéficiaires du programme gouvernemental pour la formation de cadres dans les métiers de l’éducation. Les candidats retenus à l’issue du concours vont signer des contrats avec les académies régionales de l’éducation et de la formation.

Celles-ci se chargeront du paiement des salaires. Les professeurs contractuels subiront au cours des deux premières années de leur activité des formations dans les domaines pédagogiques. Une évaluation aura lieu à la fin de la première année du contrat alors que les recrues subiront un examen d’aptitude pédagogique à la fin de la deuxième année du contrat. Les enseignants qui vont passer ce cap avec succès pourront renouveler leurs contrats qui seront reconduits tacitement chaque année. Les responsables ont insisté sur l’impossibilité pour les contractuels d’intégrer automatiquement les rangs de la fonction publique. A noter enfin que le ministère fait face à un grand besoin en ressources humaines depuis la rentrée scolaire. Ce recrutement devrait atténuer la pression sur les enseignants actuels de l’Education nationale.

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