Enquête de ReKrute.com : 60% des cadres démotivés !

Enquête de ReKrute.com : 60% des cadres démotivés !

C’est ce qu’il ressort de la dernière enquête réalisée par ReKrute.com, le portail de l’emploi destiné à la mise en relation des recruteurs et des candidats. Le sujet de l’enquête «Le moral des cadres » n’est pas fortuit. Le burn out qui touche les cadres français risque bel et bien de saper le moral de leurs confrères marocains. Et pour cause, les mutations des marchés alimentent une concurrence de plus en plus acerbe. Le Maroc n’échappant pas au reste du globe. Explications.

Le dernier sondage réalisé à cet effet par les équipes de ReKrute.com vise à identifier les différents facteurs qui impactent le moral des cadres. «Comment se sentent les cadres marocains en cette fin d’année?» ; c’est la principale question à laquelle ont dû répondre les personnes interrogées.

Concernant l’échantillonnage, il est composé de profils divers dotés d’une formation Bac+4, Bac+5 et plus. Envoyé par mail, le questionnaire a permis un retour de 2.867 cadres. Un bon retour qui ne fait que justifier l’intérêt du sujet !

Principales conclusions

Le taux de démotivation actuel est estimé à 60%. Plusieurs raisons le justifient. L’étude fait ressortir que «la majorité des sondés ressent l’indifférence vis-à-vis de leur entreprise actuelle (39% chez les cadres 24 chez les dirigeants)». Chez 12% c’est du rejet… La première raison de cette démotivation est le salaire. Pour rappel, ce critère avait été cité en seconde position à l’occasion de l’enquête réalisée en mai 2017. Le critère «les relations avec le management» est la raison qui vient en 5ème position dans le cadre du sondage. Et c’est l’ambiance de travail qui arrive en seconde position.

Absence d’évolution de carrière

En poussant l’investigation, 65% des cadres déclarent être démotivés en raison de l’absence d’évolution de carrière. Le manque de reconnaissance professionnelle dont souffrent 54% des cadres interrogés aggravant cette démotivation. Le désengagement a été aussi signalé comme point de non retour.

Sentiment d’indifférence

38% de l’échantillon va jusqu’à ressentir de l’indifférence. Le constat est alarmant. L’exercice de notation des salaires a permis de mettre en avant la note de 4,8/10. Pour leur part, les dirigeants portent cette note à 6/10.

Moyens pour atteindre  les objectifs

A la question de savoir si les moyens sont donnés par la direction générale pour atteindre les objectifs, 55% des cadres estiment que leur entreprise ne leur donne pas vraiment les moyens de se réaliser. 45% déclarent toutefois le contraire. Concernant la vie professionnelle proprement dite, l’étude révèle que «seulement 18% des cadres sont heureux et 16% sont sereins. 19% se sentent stressés en ce moment et 8% malheureux». En définitive, les chiffres concourent tous à dire que la démotivation est à son seuil critique. Ce sondage est finalement un baromètre intéressant pour les managers. Il permet de pointer du doigt les points faibles de l’entreprise marocaine en général.

Les tendances sont claires. Toujours est-il que 44% des cadres sont plutôt optimistes quant à leur avenir chez leur employeur actuel. Tous les éléments se recoupent. Selon le sondage, «ce sont les cadres ayant 8 à 10 ans d’expérience qui sont les plus frustrés. Ils ont une vie professionnelle décourageante. Ils ressentent de l’indifférence et du rejet vis-à-vis de l’entreprise dans laquelle ils travaillent».

Concernant les profils ayant 6 à 8 ans d’expérience, ils ont été identifiés comme les plus malheureux. «Ils ont une vie professionnelle décourageante. Ils ressentent de l’indifférence et du rejet vis-à-vis de l’entreprise dans laquelle ils travaillent. Ils sont fatigués et stressés».

Ce sont les juniors et les débutants qui sont au final les plus heureux. Selon l’enquête, «cette catégorie a été identifiée comme ayant une vie professionnelle stimulante. Elle est animée d’un fort sentiment d’appartenance vis-à-vis de l’entreprise dans laquelle elle évolue. Leur travail leur procure du bonheur et du plaisir».

Cela dit et eu égard aux tendances enregistrées à terme de la carrière professionnelle, le marché en fera des personnes démotivées après quelques années en poste. Il s’agit donc pour les managers de savoir mettre en œuvre la stratégie liée à la gestion de carrière la plus adéquate. Car il en va de la notoriété de l’entreprise. Plus, la démotivation représentant l’ennemi juré de la rentabilité, les managers devront veiller à ce point noir indiscutable. Tout ceci n’a de sens bien sûr que si la politique générale et la culture de l’entreprise évoluent dans cet état d’esprit.

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