Bourses : Trop d’informations mal canalisées

Bourses : Trop d’informations mal canalisées

L’accès à la scolarité étrangère ne semble pas répondre à la même logique de mondialisation.
Le rêve des étudiants marocains s’en trouve quelque peu déconfit face au montant vertigineux aggravé par le taux de change nécessaire pour effectuer ses études à l’étranger. Résultat des courses : il existe plus de prétendants aux bourses sans toutefois que la procédure soit claire.
Il faut dire qu’un simple horizon sur Internet démontre la multitude des dénominations selon les territoires et selon le niveau d’études.

D’un autre côté, certaines ambassades informent de leur quota annuel de bourses pour que les étudiants s’y inscrivent. Cela dit, la file d’attente risque d’être longue et les conditions d’octroi ne répondant pas forcément uniquement aux notes…

Car les niveaux diffèrent d’un établissement scolaire à un autre. A titre d’exemple, un 17 sur 20 en maths dans le secteur public marocain est différent du même à la mission française. Est-ce que les services d’octroi en tiennent compte? La réponse demeure très évasive. Il reste que les personnes bien informées des circuits quant aux procédures d’octroi sont les plus chanceuses d’accéder aux bourses. Les mieux informés mettent toutes les chances de leurs côtés et s’approprient autant de bourses que le permet la situation du moment.

Ici, les réseaux jouent à grande échelle. Au Maroc, «la bourse de l’AMCI est attribuée aux étudiants retenus dans le cadre de l’offre officielle marocaine, titulaires, au moins, du baccalauréat ou d’un diplôme reconnu équivalent, devant poursuivre un cycle d’études supérieures ou de formation professionnelle, dans un établissement public marocain, sanctionné par un diplôme d’Etat».

Cela dit, cette bourse est une aide d’appoint et ne représente qu’un soutien financier pour les déplacements de l’étudiant.

Le bachelier désireux de terminer ses études à l’étranger a tout intérêt à chercher des bourses plus conséquentes pour financer ses études.
Le comment représentant un grand casse-tête chinois. Généralement, les ambassades possèdent un service formation qui peut généralement renseigner sur le nombre de bourses qu’octroie le pays aux Marocains. Faut-il s’y prendre à l’avance pour augmenter ses chances de voir son dossier étudié !

Les accords de coopération étrangère intègrent les procédures d’octroi aux bourses. L’accès à l’information conditionnant l’aboutissement n’est pas toujours aisé. Au final, les accès les plus directs sont surtout orientés vers l’université ou l’école qui acceptent leurs futurs lauréat. Là, le dossier de l’élève est étudié en fonction de ses conditions sociales, et un jury délibère quant à l’octroi de la bourse ou non.Les plus chanceux et ceux qui visent loin décrochent des bourses honorifiques telles que celles octroyées par les Nations Unies.

Là aussi, le réseau ou une recommandation ne peuvent que faciliter l’octroi quelles que  soient les notes de l’élève puisque les demandes sont très nombreuses et dépassent les frontières marocaines.

Aujourd’hui, les pays sont conscients de la nécessité d’apporter leurs aides aux jeunes qui désirent poursuivre leurs études et qui n’en ont pas forcément les moyens. Le cas du Canada qui vient d’octroyer 100 bourses aux étudiants marocains en est un exemple édifiant.

D’autres pays le font aussi mais ne communiquent pas forcément a priori mais a posteriori, ne facilitant pas l’accès à l’information à l’ensemble des candidats qui seraient éventuellement intéressés quel que soit l’éloignement du pays.
 

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