Dès 2020 dans les universités : Le Bachelor remplace la licence

Dès 2020 dans les universités : Le Bachelor remplace la licence

Les changements prévus par les autorités compétentes au niveau de l’enseignement supérieur public ne doivent pas s’accompagner, a priori, d’un effort financier supplémentaires de la part des étudiants et de leurs familles.

Le système d’enseignement supérieur aura rendez-vous dès 2020 avec un grand changement. Exit le système licence, c’est le système de formations Bachelor qui entrera en vigueur. L’annonce avait été faite par le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il faut préciser que l’inscription à ce système, dont la date d’entrée en vigueur a été fixée lors de la Conférence des présidents d’université à Mohammedia, aura lieu à partir de juillet 2020. Ladite réunion avait fixé une véritable feuille de route pour la nouvelle réforme destinée à révolutionner les méthodes de fonctionnement des universités marocaines. Tous les membres de «l’état-major» du ministère de tutelle étaient présents à cette rencontre, notamment le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, ainsi que le secrétaire d’État chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi.

Les responsables avaient dévoilé en outre le planning pour garantir une large participation et un engagement efficace dans la conception du nouveau système. C’est ainsi que cette première réunion a été suivie par la rencontre nationale dédiée à l’examen et à l’approbation des documents liés au système de formations Bachelor et le dépôt des documents y afférents devant la commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur ainsi que le lancement d’appels d’offres relatifs aux formations Bachelor. Il reste enfin l’élaboration de nouvelles filières du Bachelor par les universités qui a démarré en mai et devra se poursuivre jusqu’à la fin de l’année en cours, soit décembre 2019. De leur côté, les étudiants ont rendez-vous avec des tests de classement linguistiques qui se poursuivront jusqu’au mois de juillet prochain. Un autre projet important avait également été annoncé par les responsables.

Il s’agit du lancement de la plateforme d’information et d’orientation. La tutelle avait indiqué que le lancement doit avoir lieu en octobre 2019. Pour sa part, l’Agence nationale d’évaluation et d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ANEAQ) se chargera de l’évaluation des projets de licence (janvier-mars 2020). Ce n’est pas tout.

Les responsables avaient convenu de poursuivre les actions au sein des universités afin d’impliquer toutes leurs composantes dans l’enrichissement de la conception du nouveau système et de continuer l’organisation des réunions des réseaux d’établissements universitaires.

Dans un autre registre, les changements prévus par les autorités compétentes au niveau de l’enseignement supérieur public ne doivent pas s’accompagner, a priori, d’un effort financier supplémentaires de la part des étudiants et de leurs familles. C’est ce qui ressort en tout cas de la dernière intervention du secrétaire d’État chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au parlement. Il a affirmé dans ce sens qu’il n’y a pas de frais d’inscription ou d’études pour les écoles et les instituts supérieurs publics ajoutant qu’il n’existe que des frais pour passer les concours, dont l’organisation coûte quelque 6 MDH, supportés par l’État à hauteur de plus de 70%. Il a expliqué en outre que des efforts sont consentis par le gouvernement en vue d’alléger la charge financière pour les élèves qui souhaitent accéder aux écoles et aux instituts publics, précisant au passage que la contribution des candidats admis pour passer les concours varie entre 100 et 150 DH, jusqu’à 500 DH. Ces frais de passage des concours d’accès aux écoles et instituts publics, a-t-il poursuivi, sont fixés sur décision des conseils des universités et des établissements universitaires dans le cadre de leur autonomie, notant que ces montants sont versés en vertu d’une décision commune entre le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le ministère des finances. Pour rappel, la loi n°01.00 portant organisation de l’enseignement supérieur accorde à l’université, dans le cadre de son autonomie, le droit de recevoir des ressources issues des services qu’elle offre.

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