Études supérieures: Plus de 200.000 bacheliers cherchent leur voie

Études supérieures: Plus de 200.000 bacheliers cherchent leur voie

Chaque année des milliers de jeunes marocains arrivent à décrocher le sésame et à passer des vacances bien méritées. Baccalauréat en poche, venu le temps de penser à ses études supérieures et de préparer son avenir. Pour l’année scolaire 2013-2014, ce sont 205.739 étudiants, contre 194.212 lors de l’année précédente, qui ont réussi les deux sessions du baccalauréat. Et ce sont 49.263 candidats qui ont réussi la session de rattrapage des examens du baccalauréat en 2014, avec un taux de réussite de 32,16%, selon le ministère de l’éducation nationale (MEN).

Il faut souligner que le pourcentage total des candidats ayant réussi les examens du baccalauréat au titre de l’exercice 2014 est passé à 53,14% contre  51,48% en 2013, en hausse de 1,6%, dont 48,38% sont des filles. Selon la même source, 159.977 candidats du secteur public ont réussi les épreuves du baccalauréat, avec une moyenne de réussite de 54,8%, contre 21.010 étudiants pour le secteur privé, avec un pourcentage de 84,88%.

De leur côté, les candidats libres ayant réussi les examens ont enregistré une nette amélioration, atteignant 24.752, avec une moyenne de réussite de  35,11%. Le ministère a également fait savoir que quelque 121.256 étudiants ont  décroché leur baccalauréat dans les filières scientifique, sportive et  technique, avec une moyenne de réussite de 56,32%, tandis que 84.483  étudiants ont décroché leur baccalauréat dans les filières littéraire et de l’enseignement original, représentant ainsi 49,15%.

Après le baccalauréat, le choix des études supérieures se fait en fonction de plusieurs paramètres. Entre ici et ailleurs, entre public et privé, élèves et parents doivent trouver la formule qui convient le mieux à leurs moyens et qui répond à leurs ambitions. Il faut dire que l’étranger fascine encore et toujours nos jeunes. D’après les résultats des enquêtes menées par le Groupe l’Etudiant Marocain en 2013, plus de 50% des lycéens interrogés ont exprimé le souhait de poursuivre leurs études à l’étranger. On estime à 60.000 le nombre d’étudiants marocains qui partent annuellement à l’étranger pour poursuivre leurs études supérieures. Et près de la moitié de ces étudiants choisit la France pour leurs études après le baccalauréat.

Et pour pouvoir payer ces longs séjours en Europe ou ailleurs, vaut mieux s’y préparer d’avance. Le Plan d’épargne éducation (PEE)  est une solution à laquelle il faut penser. C’est un contrat souscrit par une personne physique auprès d’une banque ou d’une entreprise d’assurance et réassurance en vertu duquel le souscripteur s’engage à procéder à des versements réguliers rémunérés pendant la phase de constitution de l’épargne. Les sommes investies dans ledit plan sont destinées au financement des études dans tous les cycles d’enseignement ainsi que dans les cycles de formation professionnelle des enfants à charge.

Selon le ministère de l’économie et des finances, qui a publié en avril dernier un dossier sur l’épargne au Maroc, ce sont près de 6.739 qui ont souscrit à ce plan en 2013 pour un montant total de 50.050 millions de dirhams. Cette année la rentrée se fait dans une ambiance très studieuse. En plus de la mise en place du Conseil supérieur de  l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, il y a une deuxième décision censée garantir une nouvelle année scolaire réussie. Il s’agit du décret-loi publié en début de ce mois-ci au Bulletin officiel au sujet du maintien en poste jusqu’à la fin de l’année scolaire ou universitaire des enseignants-chercheurs et les fonctionnaires de l’éducation nationale dont l’âge de départ à la retraite intervient au cours de l’actuelle année scolaire.

Ce décret vise à assurer la continuité du service public dans les  établissements de l’éducation et de l’enseignement supérieur jusqu’à la fin de l’année scolaire et universitaire et à éviter toute entrave ou perturbation au cours de la saison, selon le ministère de la fonction publique et de la  modernisation de l’administration, affirmant que ce texte ne touche en aucun cas l’âge légal de départ à la retraite.

Ce texte a été adopté dans le souci de régler la problématique du manque d’effectif provoqué par le départ dû à l’arrivée à l’âge de la retraite au cours de l’année scolaire et universitaire, à travers l’adoption de règles législatives claires et permanentes, selon la même source. Et ce au lieu de recourir à des mesures d’exception comme la contractualisation et le recrutement direct, qui ne sont désormais plus possibles dans le cadre des lois en vigueur.

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