Le bon niveau d’un diplôme dépend-il vraiment, notamment, de l’effectif global d’un établissement d’enseignement supérieur ?

Le bon niveau d’un diplôme dépend-il vraiment, notamment, de l’effectif global d’un établissement d’enseignement supérieur ?

Il pourrait y avoir, à la suite du cahier des charges pour la reconnaissance des diplômes  des établissements d’enseignement supérieur privé qui justifient d’un bon niveau, les 3 cas de figure suivants :

– 1er cas : les établissements qui délivrent des diplômes jugés d’un bon  niveau et qui remplissent les conditions définies dans le cahier des charges ; ces établissements devraient normalement être reconnus ; ce qui est logique.

– 2ème cas : les établissements qui délivrent des diplômes qui n’ont pas un bon niveau (l’employeur est juge) mais qui remplissent les conditions définies dans le cahier des charges ; ces établissements seraient Quand Même reconnus, ce qui est illogique.

3ème cas : les établissements qui délivrent des diplômes jugés d’un bon niveau, mais qui ne remplissent pas toutes les conditions définies dans le cahier des charges ; ces établissements ne seraient QUAND MÊME  pas reconnus, ce qui est illogique.
Par ailleurs, la durée d’existence d’un établissement supérieur privé qui prétend à la reconnaissance, de 3 années est dérisoire ! Cette durée n’est  même pas suffisante pour former une promotion,  alors que des établissements   existent depuis plus de 3 décennies, et risqueraient paradoxalement de se voir refuser la reconnaissance.
De plus, imposer un quota de 60% d’enseignants permanents c’est tout simplement scléroser  l’établissement et  lui tourner le dos à l’entreprise utilisatrice des ressources humaines issues de ce secteur.

C’est donc assurer une formation en parfaite inadéquation avec le marché du travail.
«L’équivalence pour les meilleurs» : les meilleurs établissements d’enseignement supérieur privé devraient être ceux qui délivrent (qui ont déjà délivré, durant plus de 3 décennies) des diplômes de bon niveau  reconnus déjà par le marché du travail, même si leur effectif est inférieur au minimum des 400 étudiants  exigé par le cahier de charges.

Le dérapage consisterait à éliminer ces établissements qui ont bien alimenté les entreprises marocaines et étrangères durant des décennies (françaises, canadiennes et américaines, notamment) en ressources humaines de bon niveau.
 

Par Driss Skalli

Directeur fondateur de l’Institut Supérieur de Gestion «ISG»
1ère école supérieure privée au Maroc
1984-2015 Membre élu de l’Enseignement Supérieur privé auprès du Ministère  de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres

 

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