L’éducation et le privé pointés du doigt

L’éducation et le privé pointés  du doigt

Le suivi et l’évaluation des programmes de formation professionnelle et d’emploi «n’est pas simple!» comme l’a dit le directeur de l’Agence française de développement de Rabat, Eric Baulard lundi à Rabat. En attendant d’aboutir, mercredi, à une méthode de suivi et d’évaluation desdits programmes, notamment au MENA à l’issue d’une conférence dédiée à cet effet, les participants à cet événement livrent leur réflexion autour du sujet.

Deux secteurs-clés

«Le secteur privé ne crée pas énormément d’emplois», précise Marie-Françoise Marie Nelly. La directrice des opérations pour le Maghreb auprès de la Banque mondiale estime dans le même sens que «la problématique de l’emploi pose celle du développement du secteur privé». Par l’occasion, Mme Nelly n’a pas manqué de rappeler que l’éducation est un élément important en emploi. «Le Maroc et d’autres pays de la région devraient s’atteler à l’éducation», enchaîne-t-elle    

Un suivi basé sur les résultats et non les réalisations

Le représentant du département de développement humain de la région MENA relevant de la Banque mondiale recommande «un système de suivi basé sur les résultats et non les réalisations». Or ce n’est pas le cas dans la région MENA selon Diego Angel-Urdinola. Pour mesurer l’impact du système de suivi par résultats, il importe, selon lui, de «connaître le taux d’insertion après 6 mois après la mise en place de ce système». «Il faut savoir s’approcher du privé», enchaîne M. Angel-Urdinola en rappelant l’inexistence au Maroc comme dans d’autres pays de la région de systèmes d’évaluation des programmes de formation professionnelle et d’emploi.

Ce qu’en pensent les responsables marocains

«L’incertitude plane sur la qualité du dispositif éducatif. Répond-il aux exigences du marché de travail ?», s’est interrogée Amal Reghay, directrice de l’emploi auprès du ministère de l’emploi et des affaires sociales, en érigeant ce questionnement en défi. Son chef, Abdeslam Seddiki, quant à lui, propose deux optiques d’évaluation. «Il s’agit d’apprécier la cohérence d’ensemble des programmes et d’évaluer quantitativement tous les programmes», explicite le ministre de l’emploi et des affaires sociales en mettant l’accent sur la nécessité d’un suivi afin de mieux rendre compte des réalisations et mesurer l’impact des programmes.

Son collègue, Rachid Belmokhtar, qui s’est fait représenter par la directrice de planification relevant de son département pour les fins de signature d’une convention dans le cadre d’une journée dédiée au tourisme, a abondé dans le même sens. «La mise en place d’un système de suivi est nécessaire pour améliorer les programmes en cours», indique le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle dans une allocution lue par la directrice de planification et évaluation de la formation professionnelle. Le ministre n’a pas manqué de rappeler que «les programmes adoptés par le Maroc reposent sur le développement des RH et la formation professionnelle en vue d’améliorer l’employabilité».

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