Mark Chaban: «Les zones rurales profitent du même intérêt que nous portons pour les zones urbaines»

Mark Chaban: «Les zones rurales profitent du même intérêt que nous portons pour les zones urbaines»

ALM : Comment se fait l’intégration des Technologies de l’information et de la communication dans l’éducation?
 

Mark Chaban : Quand nous avons décidé de nous pencher sérieusement sur le volet de l’éducation et de l’enseignement, nous avons pensé au départ à l’instrument et à l’outil technologique. Mais par la suite nous nous sommes rendu compte qu’il serait nettement plus bénéfique de mettre en place un vrai programme complet. Pour que cette méthode porte ses fruits nous avons décidé d’intégré pédagogiquement les TIC d’abord à travers «School leader» autrement dit, l’enseignant et le corps professoral avant de les mettre à la disposition des étudiants pour une meilleure assimilation.

Vos programmes d’éducation et d’enseignement touchent-ils également les zones rurales ?

Effectivement, les zones rurales profitent du même intérêt que nous portons pour les zones urbaines. Nous avons procédé récemment au lancement d’un projet pilote d’utilisation des fréquences de télévision libres pour délivrer de l’Internet à travers le Wifi/ TV white Spaces (TVWS) à des établissements scolaires situés dans la commune Touama, délégation El Haouz.
Ce projet pilote, mis en test pour la première fois au Maroc en collaboration avec Microsoft Maroc, consiste à rediffuser, à travers la technologie TVWS, la connexion internet d’un débit de 2 Mbps au niveau du lycée Touama aux établissements non couverts, à savoir: le collège Touama, l’école satellite Tourtite et l’école satellite Ait Ouahmane Taghzoute. Il vise, d’une part, à expérimenter la viabilité et le potentiel de spectre dynamique et TVWS pour les établissements situés dans des zones non accessibles à la connexion Internet et, d’autre part, contribuer à la démocratisation de l’intégration des TIC auprès des 13.000 établissements scolaires situés dans le monde rural et non accessibles par Internet. Au niveau urbain, Microsoft a collaboré le mois dernier avec le corps des enseignants de l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs (EMI), le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, l’université Mohammed V de Rabat pour lancer un réseau Wi-Fi au sein de l’école. Le réseau fournira l’accès à Internet dans tous les dortoirs du campus, les cours internes et externes, et les salles de classe. De plus, le réseau gérera et intégrera la solution Cloud de collaboration et de communication unifiée Office 365, pour permettre aux étudiants et aux professeurs d’avoir un accès rapide et mobile pour faire les recherches en ligne et travailler en collaboration avec leurs collègues.

Pensez-vous avoir créé des opportunités économiques à travers vos programmes de e-learning ?

Par définition, le e-learning est l’utilisation des nouvelles technologies multimédias et de l’Internet pour améliorer la qualité de l’apprentissage en facilitant l’accès à des ressources et des services, ainsi que les échanges et la collaboration. Nous sommes conscients que le nombre de jeunes que comptent le Maroc est très élevé et il faudrait par conséquent penser à les outiller de façon intelligente afin d’être prêts pour l’intégration du monde professionnel.
L’IDC avait réalisé une étude statistiques aux Etats-Unis à laquelle se sont inscrits 11 millions et demi de candidats dans le but de voir quels sont les atouts redondants et importants qu’ils mettent en valeur. Un top ten a été établi  suite à cette étude et il a placé la maîtrise du Microsoft Office en troisième position. Cela explique l’importance et la liaison entre nos programmes et le monde professionnel. Au Maroc, nous lançons, entre autres mesures, un nouveau portail qui porte le nom de «Taamal» qui aidera les jeunes à trouver des opportunités de travail ou des stages.

Où en sont arrivées les négociations avec le ministère de l’éducation pour l’intégration du e-learning dans le processus de formation ?

Elles sont en bonne voie. D’ailleurs nous venons de lancer le 30 novembre avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres le programme «Lawhati» dans le but d’améliorer la qualité des formations et de s’aligner sur les standards internationaux en matière d’intégration et d’utilisation des TIC dans l’enseignement supérieur.

Ce programme dont bénéficiera 1,4 million d’étudiants consiste à mettre à la disposition de ces derniers inscrits dans les établissements de l’enseignement supérieur et des stagiaires inscrits dans les établissements de la formation professionnelle ainsi qu’à la disposition du corps professoral et à toute personne affiliée à l’Université, des tablettes 2 en 1 à des prix avantageux, munies d’un contenu pédagogique intégré, développé par les partenaires technologiques du ministère, Intel et Microsoft.

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