OFPPT: 500.000 demandes en formation à fin 2014

OFPPT: 500.000 demandes  en formation  à fin 2014

L’expérience de la formation professionnelle a bel et bien donné ses fruits au Maroc. A 40 ans d’existence, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) est devenu une référence incontournable pour les jeunes en quête de métiers. Un modèle pédagogique qui a été amélioré par une refonte structurelle orientée qualité.

La dernière décennie vient marquer un tournant dans l’histoire de la formation professionnelle dotant l’Office d’un cahier des charges bien défini. Objectif à atteindre : 1 million de lauréats à l’horizon 2017, et ce dans le cadre de la mise en œuvre d’un plan de développement.

Bien que ce dispositif soit à sa 4ème phase, l’OFPPT a livré au marché du travail près de 552.210 lauréats. Un indicateur mis en relief par Larbi Bencheikh, directeur général de l’OFPPT, en marge d’une rencontre tenue mardi 16 septembre à Casablanca.

Ainsi, la saison 2014-2015 est déclarée ouverte au sein de l’Office. Une nouvelle année de formation démarre, marquée principalement par le renforcement de la capacité d’accueil qui ne cesse d’évoluer depuis 2001 pour s’établir à 370.000 places pédagogiques en 2014-2015 contre 54.247 stagiaires treize ans auparavant. Compte tenu de la demande, l’Office a procédé à l’extension de son réseau d’établissements.

La rentrée cette année est couronnée par la création de 8 instituts particulièrement à Casablanca, Temara, Oujda, Settat, Tamansourt, Tamesna, Sidi Ifni, Tafraout, Toulal et Guelmim. En commentant cette démarche, M. Bencheikh confirme «répondre à la demande massive des jeunes dont l’affluence atteint une moyenne de 2 à 3 demandes par place avec une perspective de 500.000 demandes en formation prévues à la fin de l’année 2014». L’Office, qui dans le cadre d’un contrat avec le gouvernement, s’engage à combler le besoin en compétences de projets structurants de l’économie nationale et déploie également ses services dans les centres pénitentiaires. L’objectif étant de contribuer à l’insertion professionnelle et sociale des jeunes détenus. Ce dispositif mis en place depuis 2002 s’est avéré fiable puisque l’OFPPT est passé de 5 instituts à 48 actuellement.

Le nombre de bénéficiaires est passé de 500 lauréats en 2002 à plus de 8.000 jeunes à ce jour. Pour la même période, l’Office a procédé à la formation de 25.000 prisonniers toutes branches confondues. Malgré ses prouesses, l’Office se trouve toujours confronté à quelques enjeux prioritaires. Citons dans ce sens la licence professionnelle qui tarde à être intégrée dans le processus pédagogique de l’établissement. «Cela fait plus de 10 ans que je milite pour l’insertion d’une licence professionnelle dans notre cycle de formation. Suite à des considérations réglementaires, nous peinons toujours à décrocher une autorisation dans ce sens», explique le directeur général de l’OFPPT. M. Bencheikh a, par ailleurs, confirmé que l’Office dispose de tous les moyens pédagogiques pour assurer cette démarche. «Il est inconcevable que les lauréats de l’Office arrivent à intégrer des écoles supérieures à l’international au moment où au Maroc l’accès reste très restreint.

Au niveau de l’Office toutes les conditions sont réunies pour réussir ce cap. On pourrait même démarrer la première année avec un effectif de 20.000 étudiants», souligne Larbi Bencheikh. Autre point à renforcer : l’implication des entreprises dans le système d’alternance. Le staff de l’Office a appelé dans ce sens à une forte mobilisation du secteur privé pour accueillir les lauréats en période de stage.

Les entreprises marocaines sont ainsi invitées à contribuer efficacement à ce processus, et ce à travers une organisation performante et une coordination étroite entre l’entreprise et l’Office de formation afin d’identifier les moyens nécessaires à une insertion efficace des lauréats.

Démarche qualité : 22 établissements certifiés

L’OFPPT a raflé plusieurs consécrations qualité durant les dix dernières années. Ainsi 22 établissements de formation ont été certifiés ISO 9001-version 2000. De même, des stagiaires de l’Office ont remporté le prix national de la qualité 2009, 2012, 2013 ainsi que deux prix au concours national de l’innovation, 4 médaillons d’excellence à Wordlskills, le prix Cisco de la meilleure académie ainsi que la première place au concours Cisco Net Riders 2013. Au-delà des récompenses, l’Office s’est allié avec des professionnels de taille et a impliqué les associations et fédérations professionnelles dans son processus de formation et de cogestion. Ceci s’est répercuté positivement sur le taux d’insertion des lauréats. Ces derniers varient entre 75 et 100%.
De même le taux de progressions est de 14 points depuis 2000, notamment dans le secteur de l’industrie, du tourisme, du tertiaire et des TIC. En termes d’insertion, l’Office accueille annuellement 80.000 jeunes lauréats contre 20.000 seulement en 2001.

Coopération internationale : l’Afrique nouvelle cible

Dans le cadre la stratégie de coopération Sud-Sud, plus de 1.000 places pédagogiques sont réservées aux stagiaires provenant des pays africains et autres. Ceci vient accompagner la démarche de l’Office pour l’élargissement du champ de partenariat à d’autres opérateurs de formation de pays étrangers. Ainsi, et au-delà des partenaires traditionnels (France-Belgique, Allemagne et Canada), l’OFPPT a conclu de nombreuses conventions avec des pays arabes et africains, tels que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Gabon, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Sénégal et le Tchad.

Deniers publics : 12 milliards DH économisés

Au fil des dix dernières années, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) a procédé à l’adoption d’un système de gestion moderne et intégré.
Résultat : rationalisation et optimisation des moyens financiers et humains. En effet, l’Office a pu maîtriser ses charges. Ainsi, le coût de formation annuel par stagiaire a été réduit de 51%.

L’OFPPT a, par ailleurs, économisé annuellement un milliard de dirhams de deniers publics. Il est question de 12 milliards de dirhams d’économie en une décennie. De ce fait, l’Office n’a pas eu recours pour le 4ème exercice consécutif à la subvention de l’État, et ce malgré le développement important qu’a connu l’établissement en matière de création d’établissements et de places pédagogiques.

 

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