Innovation: Mazars annonce la couleur à l’Africa CEO Forum

Innovation: Mazars annonce la couleur à l’Africa CEO Forum

Le groupe international d’audit et de conseil Mazars vient de dévoiler les résultats de son étude «Afrique les nouvelles voies de l’innovation», lors de l’Africa CEO Forum tenu à Genève le 21 mars.

C’est un fait : l’Afrique opère sa mue à travers le développement de l’entrepreneuriat entretenu par l’innovation. Première révélation de l’étude : «Près de 70% des salariés en Afrique sont prêts à quitter leur entreprise si elle n’est pas favorable à l’innovation et à l’intrapreneuriat». Dès lors, l’innovation devient la priorité stratégique au sein des entreprises africaines. Concrètement, soit les entreprises misent sur la capacité à innover de leurs collaborateurs, soit elles font appel à des acteurs externes pour chercher cette innovation. L’étude met en exergue une dynamique panafricaine, justifiée par la multiplication des expérimentations d’intrapreneuriat et d’open innovation. De Dakar à Nairobi, en passant par le Cap et Casablanca, les tendances confirment ce trend. «Continent de la disruption technologique, l’Afrique franchit actuellement une nouvelle étape en matière d’innovation. Après les success stories des fintechs et de la bancarisation du secteur des télécommunications, le continent connaît un nouvel élan avec les pratiques d’intrapreneuriat et d’open innovation qui apportent les solutions locales pragmatiques dans les environnements ne bénéficiant pas toujours des ressources internes et du cadre réglementaire propices à la création d’offres innovantes. C’est désormais aux entreprises de s’impliquer dans ce type de démarches afin de répondre aux besoins de proximité du marché et de créer une culture d’agilité qui les aidera à réinventer leur business model», explique à ce titre Abdou Diop, managing partner de Mazars au Maroc.

L’étude a été menée par le cabinet entre novembre 2016 et février 2017. Les entretiens qualitatifs ont été réalisés soit en direct (face to face), soit par téléphone auprès d’intrapreneurs, de responsables de l’innovation et de dirigeants d’entreprises (grandes entreprises, start-up et plates-formes de mise en relation des parties prenantes des acteurs d’innovation). Les pays retenus dans le cadre de l’enquête sont l’Afrique du Sud, l’Egypte, la France, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et Singapour. L’étude quantitative a été menée, par ailleurs, à travers les réseaux sociaux entre le 5 et le 19 février 2017 (Facebook et Linkedln). La cible retenue étant les collaborateurs des grandes entreprises de plus de 1.000 employés. 643 réponses ont été récoltées grâce à ce deuxième échantillon qui a puisé non seulement dans l’Afrique anglophone (Afrique du Sud, Egypte, Ghana, Kenya, Nigeria, Rwanda et Tanzanie) et francophone (Cameroun, Côte d’Ivoire, Ile Maurice, Maroc, Sénégal et Tunisie).

Il en est ressorti plusieurs conclusions. L’étude révèle, en effet, qu’«il existe un écart de maturité entre les écosystèmes anglophones et francophones. Seules 16% des personnes anglophones interrogées pensent que leur entreprise n’a pas fait de l’innovation une priorité contre 25% côté francophone. L’Afrique anglophone dispose en effet d’un terreau d’innovation important, à Nairobi, à Lagos, à Johannesburg et au Cap, à Accra ou à Kigali». Autre conclusion de l’enquête, à savoir celle qui rappelle l’impact de la mondialisation avancée, dopée par le développement technologique de communication instantanée. L’étude fait état à ce niveau de «la manière dont des start-up de la diaspora africaine s’allient à de grands groupes pour prolonger l’aventure dans leurs filiales africaines ou encore l’intérêt croissant pour l’Afrique de start-up internationales, notamment dans les Fintechs».

Beaucoup reste à faire cela dit dans la majorité des écosystèmes pour pérenniser le processus d’innovation. L’étude le révèle à travers les tendances dégagées et ce, dans les différents pays. L’assouplissement des cadres et la facilitation de l’accès au marché sont les deux recommandations qui ressortent de l’étude effectuée par le Groupe Mazars lors de l’Africa CEO Forum, organisé par le Groupe Jeune Afrique. 

Mazars, Africa CEO Forum, des chiffres et des lettres

  •  L’organisation internationale indépendante est spécialisée en audit, en conseil et en services comptables fiscaux et juridiques. Présent dans 79 pays, le groupe compte 18.000 experts. Les 950 associés du groupe entendent accompagner leurs clients au cours de toutes leurs étapes de développement. Grands groupes internationaux, PME, start-up, organismes publics, ses clients sont de tous les horizons. En Afrique, Mazars est présente à travers 25 pays via ses 2.500 collaborateurs répartis dans les 45 bureaux de l’entité. 

www.mazars.com

  •  L’Africa CEO Forum est l’événement phare des responsables influents du domaine de la finance africaine et internationale et des grands managers africains. L’objectif ultime d’un tel événement étant «l’échange sur les enjeux du développement économique des entreprises africaines». Le forum a su réunir chaque année plus de 1.000 participants dont plus de 600 Pdg et plus de 100 intervenants représentant 63 pays dont 3 africains.

www.theafricaceoforum.com

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