Casablanca : Elle étouffe son bébé à sa naissance

Casablanca : Elle étouffe son bébé  à sa naissance

Même ses parents, auprès desquels elle cherchait refuge et réconfort, l’ont laissée à son propre sort.

«J’étais sous pression quand je l’ai étouffée». C’est l’une des déclarations de cette jeune femme, âgée de vingt-six ans, qui se tient au box des accusés de la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Elle ne nie pas avoir étouffé son bébé, mais elle affirme que sa famille ne l’a pas aidée à garder son bébé.

Le bébé était de sexe féminin, fruit d’une relation extraconjugale. Son père semble avoir quitté le pays. C’est du moins ce qu’elle a affirmé devant la Cour sans donner de preuve. «Sa mère m’a informé qu’il a quitté le pays clandestinement», balbutie-t-elle devant la Cour. Ils se connaissent depuis deux ans et ont partagé le même lit plusieurs fois. Mais elle n’a jamais pensé qu’il n’assumerait pas ses responsabilités et l’abandonnerait dès qu’il apprenait qu’elle était enceinte.

Même ses parents, auprès desquels elle cherchait refuge et réconfort, l’ont laissée à son propre sort. Livrée à elle-même, elle passait une nuit ou deux chez l’une de ses amies mais pas plus de vingt-quatre heures. Avec son ventre gonflé tout le monde la repoussait. «J’étais seule au monde», dit-elle à la Cour avec un ton plein d’amertume. Dès qu’elle a mis au monde son bébé, à la belle étoile, elle l’a étouffé. «Je n’avais pas le choix», essaie-t-elle de justifier son acte. Le président de la Cour ne manque pas de lui dire qu’une mère n’a de choix que de garder ses enfants. Il lui accorde quand même les circonstances atténuantes en la condamnant à seulement huit ans de réclusion criminelle. 

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