El Hajeb : Un sexagénaire poursuivi pour abus sexuel sur mineur et meurtre

El Hajeb : Un sexagénaire poursuivi pour abus sexuel  sur mineur et meurtre

Depuis le jeudi 14 novembre, cet enfant de onze ans qui demeure non loin de la coopération Atlas relevant de la commune rurale Aït Naâmane dans la province d’El Hajeb n’a plus donné signe de vie.

Dès qu’il est sorti de chez lui, vers le soir, afin de jouer au ballon avec les enfants du douar, Il n’a plus donné de ses nouvelles. Qu’est-ce qui lui est arrivé ?  Même ses amis qui jouaient avec lui au ballon ne l’ont pas vu. Ce qui prouve qu’il ne les a pas rejoints. Ses parents l’ont cherché à travers les quatre coins du douar. Mais en vain. Il ne leur restait qu’un seul choix : recourir à la gendarmerie pour porter plainte en vue de la solliciter de diligenter une enquête susceptible de les aider à trouver leur enfant.

Les éléments de la gendarmerie royale à Meknès se sont chargés de l’affaire. Ils ont entamé leurs investigations en recueillant les témoignages auprès de quelques habitants du douar. La majorité leur a révélé que l’enfant se rendait chez le gardien d’une ferme, un sexagénaire. Des témoignages confirmés par les camarades de l’enfant. Ces derniers ont précisé aux enquêteurs que leur ami retournait chez eux avec des gâteaux et des bonbons à la main et parfois avec une petite somme d’argent.

La piste d’un attentat à la pudeur sur un mineur doublé de meurtre était de plus en plus privilégiée  par les enquêteurs.  Ceux-ci se sont rendus au logis du gardien de la ferme. La perquisition n’a donné aucun résultat. Mais au cours de la conversation entre les limiers et le gardien de la ferme, ce dernier leur a expliqué qu’il avait remarqué l’enfant en train de courir derrière un coq non loin d’un puits. Effectivement, les pompiers qui se sont dépêchés sur les lieux sont arrivés à y découvrir le cadavre de l’enfant. L’autopsie a révélé que le cadavre présente des traces de violence ainsi qu’une grave blessure au niveau de la tête. Elle a permis également de savoir que l’enfant a été abusé sexuellement avant d’être tué. Maintenu en garde à vue, samedi 16 novembre, le gardien de la ferme, âgé de soixante-deux ans, a nié avoir abusé de l’enfant et de l’avoir tué. Le lundi 18 novembre, il a été traduit devant le parquet général près la Cour d’appel de Meknès devant lequel il a continué à se disculper catégoriquement. Affaire à suivre.

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