La police arrête le meurtrier de Jacob Chriki

C’était avant-hier, dans l’après-midi, que les limiers de la police judiciaire du district de Casablanca-Anfa sont arrivés à arrêter l’auteur de crime qui a coûté, lundi matin, la vie au Marocain de confession juive, Jacob Chriki, âgé de quatre-vingt-quatre ans, apprend-on d’une source policière. Il s’agit d’un ami du défunt, âgé de soixante-trois ans, qui entretenait une relation amicale avec le défunt depuis plus d’une trentaine d’années. La même source a précisé que le mis en cause est un repris de justice qui a été condamné pour vol qualifié et coups et blessures à l’arme blanche sans divulguer d’autres informations. Elle a aussi confirmé que ce crime n’est ni un acte terroriste, ni antisémite. Rappelons que lundi 8 mars, vers 9h 30 du matin, Jacob Chriki, est sorti de son appartement situé au boulevard de Bordeaux, non loin du cinéma Verdun, au centre-ville de Casablanca, pour aller chercher quelques affaires de sa petite imprimerie située au rez-de-chaussée de l’immeuble où il habitait. Une heure et demie plus tard, sa femme est descendue pour aller lui demander de  faire des courses. Avant d’y rentrer, selon des sources policières, l’épouse du défunt leur a révélé avoir croisé un homme portant des gangs et une casquette. Selon ses déclarations, la même personne, qu’elle ne connaissait pas, lui a même parlé en lui disant que son mari lui avait demandé d’aller faire une course et il s’est éclipsé. En rentrant à l’imprimerie, elle fut surprise de voir son mari corps sans âme. Il avait de graves blessures à son front, à son visage et à son thorax. Alertée, la police s’est dépêchée sur la scène du crime. Les enquêteurs ont découvert, selon les mêmes sources policières, un petit coffre ouvert, privilégiant, en conséquence, la piste du vol. Selon les mêmes sources, l’épouse du défunt a révélé aux enquêteurs les signalements de la personne qu’elle avait croisée. Ce qui leur a permis d’établir un portrait-robot du mis en cause et ce qui a facilité son arrestation. Le mis en cause est toujours soumis aux interrogatoires dans les locaux de la préfecture de police à Casablanca. Les limiers de la brigade chargée de l’affaire essaient toujours de déterminer le mobile de ce crime odieux.

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