Un meurtre sur fond de pédophilie à Marrakech

Un meurtre sur fond de pédophilie à Marrakech

Nous sommes à Riad Laârousse, à la ville ocre. Un quartier peuplé d’artisans, boutiques, petits restaurants et d’habitations, donnant d’une part sur la place Jamaâ El Fna et d’autre part sur le boulevard qui est en intersection avec Toualat Bellaraj. Tout le monde était au courant que ce restaurateur qui y dispose d’un petit restaurant était un pédophile. À chaque fois, ce restaurateur, très actif, conduisait un adolescent pour passer la soirée à picoler ensemble et partager le même lit. Personne ne lui a jamais reproché d’avoir cet appétit pour la chair des mineurs, et ne lui a interdit de faire entrer, le soir, après la fermeture de son petit restaurant, un enfant âgé de moins de quinze ans. Il semble que tout le monde dans ce quartier avait pour seule devise : «chacun pour soi et Dieu pour tous». Ce restaurateur, âgé de quarante-trois ans, n’épargnait aucun moment pour satisfaire ses besoins bestiaux sur un petit corps contre de l’argent. Bref, il profitait de l’indigence de ces enfants dont la plupart étaient des SDF.C’était le vendredi 12 février. A une heure tardive, quand il a fermé son petit restaurant, ce quadragénaire a traîné ses pas vers la place Jamaâ El Fna, qui  n’est loin que de quelques dizaines de pas de chez lui. Comme à l’accoutumée, il y a fait un petit tour qui n’a pas duré plus d’une vingtaine de minutes pour qu’il croise un adolescent âgé de quatorze ans. Une petite conversation était suffisante pour que l’enfant traîne ses pas derrière le restaurateur. Il l’a invité à passer quelques bons moments chez lui, dans le petit restaurant, pour prendre quelques verres de vin rouge. Il ne lui a pas parlé d’autre chose, d’avoir l’appétit de «jouer» avec un corps d’un enfant par exemple. Ils n’ont parcouru que quelques dizaines de mètres pour qu’ils arrivent au petit restaurant. Le quadragénaire l’a ouvert. Quelques curieux l’ont remarqué. Mais, comme à l’accoutumée : chacun pour soi. Le quadragénaire et l’enfant y sont entrés. Et la porte a été fermée. La table a été servie. Rien n’a été oublié. Un tagine bien préparé, les amuse-gueules et le vin rouge tout en conversant et plaisantant sans cesse.Vers 3 h du matin du samedi 13 février, le quadragénaire et l’enfant étaient toujours ensemble en train de picoler. Personne ne les dérangeait. Ils étaient très heureux ensemble. Plus de deux heures plus tard, les muezzins appelaient les fidèles à la prière d’Al Fajr. Les balayeurs ont commencé déjà à nettoyer les rues de la ville ocre. Tout d’un coup, l’un de ces balayeurs a remarqué un enfant qui sortait du petit restaurant en courant à destination de la place Jamaâ El Fna. Il a jeté son balai. Et une course-poursuite a commencé entre les deux. Le balayeur a fini par l’attraper et l’a mis entre les mains de la police sans savoir ce qui s’est passé. Devant les policiers, il a lâché le morceau : «Je l’ai poignardé parce qu’il avait tenté d’abuser de moi». Les limiers se sont dépêchés sur le petit restaurant. Ils ont découvert que la victime, qui portait une blessure à ses côtes droites et une seconde juste au niveau de ses testicules, n’est plus en vie. Elle a déjà rendu l’âme. L’enfant, qui est issu de la région d’Amezmiz, a été conduit, lundi dernier, au restaurant pour la reconstitution du crime et ce avant d’être traduit devant la Cour d’appel de Marrakech.

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