L’ONU à l’heure sud-coréenne

L’ONU à l’heure sud-coréenne

Celui qui présidera aux destinées du monde pour les cinq prochaines années en tant que secrétaire général de l’ONU se nomme Ban Ki-Moon. Il est né le 13 juin 1944 à Chungju, au moment où la péninsule de Corée était une seule entité. En1962, il rencontra le président John F. Kennedy à Washington après avoir remporté le concours d’anglais organisé par la Croix Rouge américaine.
Ce serait à l’issue de cette rencontre que la vie du jeune Ban Ki-Moon prendra le chemin qui l’a conduit, 44 années plus tard, au sommet du monde. A son retour dans son pays natal, il a décidé de se lancer dans la diplomatie.
Son premier poste de diplomate fut l’Inde. En 1978, il est affecté pour la première fois à la mission de la Corée du Sud auprès de l’ONU à New York comme premier secrétaire. En 1985, il sort diplômé de la Kennedy School of Governement de l’Université de Havard, sans pour autant perdre son sens de l’humour.
De fait, celui qu’on appelle le vétéran de la diplomatie coréenne est un habitué de la maison de verre de Manhattan et un « grand ami » de la diplomatie mondiale. Par deux fois, il occupera le poste d’ambassadeur de la Corée du Sud à Washington en 1987 et en 1992. De 2001 à 2003, il fut le haut représentant de la Corée du Sud à l’ONU. Durant cette période, il eut l’honneur de présider le cabinet du président de la 56e Assemblée générale de l’ONU.
Avant son élection par acclamation le 13 octobre dernier, M. Ban occupait le poste de ministre sud-coréen des Affaires étrangères. Bûcheur infatigable, M. Ban n’a pourtant pas le charisme et l’aura de son prédécesseur Kofi Annan. Fils de paysan, M. Ban se présente comme «un conciliateur, un médiateur et un négociateur.» C’est cet homme qualifié d’affable et de discret qui occupera le poste de secrétaire général de l’ONU à partir du 1er janvier 2007; «le poste le plus exaltant» et «la fonction la plus incertaine au monde», a déclaré Kofi Annan dans l’un de ses derniers discours.
Dans une adresse empreinte d’humilité et de conviction, prononcée lors de sa nomination, Ban Ki-Moon a exposé son projet pour les Nations unies :
«Mon mandat sera marqué par des efforts incessants pour construire des ponts et combler des divisions», a-t-il promis. Le temps seul dira s’il y réussira.

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