Récit d un plan diabolique pour déstabiliser les provinces du Sud : Le Maroc déjoue le complot

Récit d un plan diabolique pour déstabiliser les provinces du Sud : Le Maroc  déjoue  le complot

«Les événements survenus dans les provinces du Sud du Royaume étaient minutieusement préparés». Les propos émanent du ministre de l’intérieur, Mohand Laenser. Le ministre qui s’exprimait devant les députés de la première Chambre parlementaire a affirmé que l’objectif principal des actes perpétrés par des personnes à la solde des séparatistes était de provoquer les forces de l’ordre et de les pousser à intervenir pour exploiter les images dans les médias. Selon Laenser, ce stratagème tendait aussi à exploiter les visites effectuées dans la région par différents acteurs internationaux opérant dans le domaine des droits de l’Homme, dans le but de «créer l’impression d’un climat d’instabilité dans les provinces du Sud, quitte à se servir des femmes et des enfants pour susciter la sympathie». Au moment où le Conseil des Nations Unies se penchait sur le dossier du Sahara et alors que le débat battait son plein sur le mandat de la Minurso, des personnes vraisemblablement bien organisées et disposant de moyens financiers importants complotaient pour mettre à feu et à sang le Sahara et déstabiliser toute la région. Ce complot devait d’ailleurs avoir lieu quelle que soit la décision du Conseil de sécurité. En effet, les autorités ont relevé la présence dans les provinces du Sud de certains «activistes internationaux» avant le déclenchement des événements (deux membres d’Amnesty International), ainsi que de six élus appartenant à des partis politiques européens. Le ministre a également précisé que ce plan «est financé par des milieux étrangers à travers le Polisario», comme «l’attestent des documents, outre la création d’une association destinée à servir cet objectif de provocation». Laenser a indiqué que ces provocations étaient prévisibles après l’échec du plan des adversaires de l’unité territoriale tendant à élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme. Si les instigateurs de ces événements ont échoué à attirer les éléments de maintien de l’ordre à leur piège, ils ont choisi de passer à une autre étape pour arriver à leurs fins en mobilisant des enfants, des mineurs et des femmes, en jetant des cocktails Molotov et en utilisant les armes blanches, dans le dessein d’épuiser les forces et saper leur action dans le cadre de la loi.
A noter que le bilan des derniers événements survenus dans les provinces du sud du Royaume s’est élevé à 150 blessés dans les rangs des forces de l’ordre, dont certains grièvement, ce qui a nécessité leur évacuation vers Rabat. Mohand Laenser a expliqué que l’approche adoptée pour mettre en échec les provocations dont font l’objet les forces de sécurité réside dans l’application de la loi et le respect des manifestations pacifiques, outre la mobilisation des associations de défense des droits de l’Homme et de la société civile marocaines, insistant aussi sur le rôle des forces politiques, des associations et des médias pour gagner le pari de la préservation de l’unité territoriale du Royaume. Le ministre de l’intérieur a précisé enfin que les forces de sécurité n’ont pas procédé à la dispersion des manifestations pacifiques organisées alors même que des journalistes étrangers visitaient les provinces du Sud, en dépit des slogans hostiles scandés. Il a conclu que le nombre des manifestants à Laâyoune ne dépasse guère 200 à 300 personnes sur une population de 200 mille habitants.

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