Mobile money : Inwi explore les gisements de croissance

Mobile money : Inwi explore  les gisements de croissance

Cycle de conférences «Digital Act by Inwi»

Le mobile money est un des éléments clés pour réussir l’inclusion financière. En témoigne la croissance de plus en plus importante de ce segment dans le monde et en particulier dans certains pays en développement. Le secteur recèle un gisement de croissance important, ce qui pousse les principaux acteurs concernés à réfléchir sur la marge à gagner dans le secteur. Partant de là, Inwi et l’Agence du développement digital ont organisé le 5 novembre 2019 à Casablanca le deuxième colloque du cycle de conférences «Digital Act by inwi» en partenariat avec le Think Tank Digital Act.

Sous le thème «Microfinance et assurance : les services avancés du mobile money», cet événement décrypte les enjeux liés à ce secteur et les opportunités offertes par les services financiers mobiles. Pour faire progresser ces transactions effectuées depuis un téléphone mobile et débitées soit sur une carte bancaire, soit sur la facture opérateur, soit sur un porte-monnaie électronique, les acteurs concernés rivalisent en matière d’innovation. Dans le monde, 9 millions d’utilisateurs ont bénéficié des services de la microfinance contre 88 millions en 2009. Au Maroc, la microfinance couvre à peine 2,5% de la population contre 5% par exemple au Mexique.

Quant à la micro-assurance, seule 1,6% de la population est couverte contre 23% en Inde par exemple. De nouvelles opportunités sont offertes notamment par l’entrée en vigueur en août dernier de la réforme des activités de la microfinance. Celle-ci permettrait d’accorder des crédits d’un montant maximal de 150.000 dirhams et donc de toucher un nombre plus élevé de la population. Pour les experts présents à cette table ronde, il reste encore du chemin à faire dans la mesure où à ce jour seule 29% de la population est bancarisée. Sur les catégories qui ne le sont pas figurent en grande partie les femmes sans emplois, les jeunes, les TPE et les ruraux. A cela s’ajoute la lenteur de la régulation et l’accès au point de financement porté en grande partie par les banques alors que dans le monde il est porté par d’autres moyens dont le mobile money.

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