Immigration – Canada : Des règles plus souples pour les travailleurs temporaires étrangers

Immigration – Canada : Des règles plus souples pour les travailleurs temporaires étrangers

Nombre de PME ont besoin de travailleurs étrangers sur une base permanente, souligne un acteur du milieu. Dans certaines régions tel le Nouveau-Brunswick marqué par un phénomène de dénatalité, il n’y a pas assez de jeunes employés pour combler le besoin en ressources humaines.

Bonne nouvelle pour les travailleurs temporaires étrangers. Le gouvernement d’Ottawa procède à des changements dans le programme dédié à cette catégorie de ressources humaines. Parmi les modifications apportées, figure l’abolition de la règle de la période cumulative de quatre ans, qui obligeait les travailleurs étrangers temporaires à repartir chez eux au bout de quatre années passées à travailler au Canada.

C’était une mesure instaurée par le gouvernement conservateur sortant. Le règlement forçait les travailleurs étrangers temporaires à quitter le Canada après un maximum de 48 mois cumulés.

Aujourd’hui le changement apporté est vivement salué par le patronat, eu égard à l’opportunité qu’il offre aux entreprises canadiennes pour maintenir chez elles des travailleurs déjà formés.

Depuis assez longtemps et jusqu’à aujourd’hui, un grand nombre d’unités et de secteurs dépend dans son activité de main-d’œuvre étrangère temporaire. Et ce en raison du vieillissement de la population et de l’exode rural. Une situation qui engendre une pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs régions. Reste maintenant pour aider les chefs d’entreprises canadiens à continuer à ouvrir des accès à la résidence permanente en faveur des travailleurs temporaires étrangers. Nombre de PME ont besoin de travailleurs étrangers sur une base permanente, souligne un acteur du milieu. Dans certaines régions tel le Nouveau-Brunswick marqué par un phénomène de dénatalité, il n’y a pas assez de jeunes employés pour combler le besoin en ressources humaines. Ainsi le secteur de l’industrie des pêches comme celui de l’agroalimentaire dans son ensemble souffrent beaucoup d’un manque de main-d’œuvre.

Aussi beaucoup est attendu en matière d’amélioration des conditions des travailleurs étrangers. C’est dans ce contexte qu’un comité parlementaire en charge des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées, a émis des recommandations.

Il a déposé à cet effet en septembre dernier à la Chambre des communes un rapport.

La révision du programme relatif aux travailleurs étrangers temporaires est ainsi préconisée. Et ce de manière à ce qu’il réponde aux besoins de plusieurs activités de l’économie canadienne. Le Comité en question recommande aussi des mesures pour faciliter l’accès à la résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires. Ce n’est pas chose gagnée même si la demande est grande en matière de ressources humaines. Le taux de chômage enregistré dans les communautés des immigrants atteste qu’il y a encore une inadéquation entre la demande et l’offre. Il faut souligner tout de même que les nouvelles politiques d’immigration tant au niveau fédéral qu’à l’échelle provinciale tendent vers un assouplissement des mesures en faveur des travailleurs immigrants. Pour rappel, le gouvernement fédéral dans ses nouvelles orientations à travers les changements proposés dans le projet de loi C-24 relatif à la citoyenneté, entend encourager davantage les per sonnes qualifiées à venir étudier ou travailler au Canada. Et ce en aidant les demandeurs à accéder plus rapidement à la citoyenneté. Du côté de la province du Québec, c’est un système plus en adéquation avec les besoins en main-d’œuvre qualifiée qui est en cours d’instauration. Pour répondre à ses besoins en main-d’œuvre qualifiée, le Québec compte sur la niche des travailleurs temporaires qualifiés et des étudiants étrangers. Ainsi pour ces deux catégories d’immigrants, le passage du statut temporaire vers le statut permanent sera facilité. L’intérêt de telles mesures qui devraient rentrer en application en 2017 s’inscrit précisément dans le souci de pourvoir au Québec à 1,4 million de postes à l’horizon 2022.

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