17e congrès général du parti : Les istiqlaliens retiennent leur souffle

17e congrès  général du parti :  Les istiqlaliens  retiennent leur souffle

Demain mercredi, dernier délai pour les candidatures au secrétariat général

Jusqu’ici, deux candidats ont manifesté leur intérêt pour le poste, en l’occurrence Hamid Chabat, secrétaire général sortant, et Nizar Baraka, petit-fils du fondateur du parti et membre du conseil national.

Après de longs mois d’attente, de suspense et de bras de fer, les istiqlaliens seront fixés sur leur sort à la fin de cette semaine. A quelques jours de ce rendez-vous crucial, les militants savent que le parti aborde la prochaine étape plus divisé que jamais. En attendant les résultats du prochain congrès général, les derniers préparatifs vont bon train. Dans ce sens, le comité exécutif vient de proposer le député Noureddine Modiane comme président du 17e congrès général du parti de la balance.

Le nom de Abdelouahed El Fassi avait également circulé mais ce dernier avait fait savoir, via un post sur les réseaux sociaux, qu’il n’était pas vraiment intéressé. Il faut dire que la proposition de l’ancien ministre de la santé dans le gouvernement d’alternance n’aurait pas fait l’unanimité au sein du comité exécutif qui a finalement opté pour Modiane. L’une des grandes décisions prises lors de la dernière réunion a également concerné les candidatures pour le secrétariat général ainsi que le comité exécutif. Contrairement aux années passées où les militants du parti pouvaient se déclarer candidat à tout moment, le comité exécutif en a décidé autrement cette fois. Les candidats potentiels devront ainsi se déclarer au plus tard mercredi 27 septembre, soit 48 heures avant le congrès dont l’ouverture est prévue le samedi 29 courant. L’élection est, quant à elle, prévue le dimanche 1er octobre. Concrètement, les candidatures seront soumises à la commission préparatoire au siège central du parti. Jusqu’ici, deux candidats ont manifesté leur intérêt pour le poste de secrétaire général de l’Istiqlal, en l’occurrence Hamid Chabat, secrétaire général sortant, et Nizar Baraka, petit-fils du fondateur du parti et membre du conseil national. Alors que le comité exécutif n’a pas justifié sa décision de fixer un délai bien précis pour recevoir les candidatures, dans les coulisses les rumeurs fusent sur ce sujet. Certains n’hésitent pas à parler d’une manière de couper court à toutes les tentatives de créer une surprise de dernière minute avec de nouveaux candidats. Le nom de Karim Ghellab, membre du comité exécutif et ancien ministre de l’équipement et du transport, avait circulé comme un candidat potentiel au secrétariat général. Ce dernier fut l’un des opposants de Chabat. Leur confrontation avait même atteint son summum lorsque le secrétaire général sortant a décidé de suspendre Ghellab en compagnie de Yasmina Baddou et Ahmed Taoufik Hjira. Depuis, ce trio a pu réintégrer les instances du parti. Les istiqlaliens se contenteront alors de deux candidats seulement au cours du prochain congrès. Y aura-t-il d’autres candidatures pour le secrétariat général ? Le suspense durera au moins jusqu’à demain, dernier délai pour le dépôt des candidatures. Cela n’empêche pas pour autant les observateurs de faire des pronostics sur l’identité du prochain numéro un du parti de la balance. Les pronostics actuels donnent Baraka, actuel président du Conseil économique, social et environnemental, largement favori dans la course au fauteuil de leader.

Nizar Baraka présente son programme

Le candidat au poste de secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, a présenté hier son programme pour le parti de l’Istiqlal. La majorité des membres du comité exécutif du parti ainsi que ceux des groupes parlementaires étaient présents. La présence de Abdelouahed El Fassi a été très remarquée lors de la conférence de son neveu, grand favori pour le secrétariat général. Nizar Baraka s’est montré rassurant lors d’une brève déclaration aux médias avant le démarrage de sa présentation. L’actuel président du Conseil économique, social et environnemental (cese), a expliqué qu’il comptait travailler avec l’ensemble des istiqlaliens pour l’Istiqlal. «Je n’ai aucune rivalité avec qui que ce soit», a-t-il lancé. Baraka a également remis en cause ce qu’il a qualifié de fausse polarisation de l’échiquier politique national. «Il faut une nouvelle vision pour l’action politique basée sur l’écoute et  la proximité avec les citoyens», a-t-il indiqué. A noter que le programme de Nizar Baraka s’articule autour de 5 axes. Il s’agit notamment de la cohésion au sein du parti, la valorisation du référentiel et la pensée istiqlalienne, la gouvernance interne, la proximité avec le citoyen ainsi que l’amélioration de la place du parti sur l’échiquier politique.

Qui fait quoi

Le 17e congrès général du parti de l’Istiqlal doit avoir lieu le week-end prochain. Si le congrès peut être décisif dans le processus d’élection de la direction du parti, ce ne sont pas les congressistes qui en élisent directement les membres. En effet, le congrès se contente uniquement de désigner les membres du conseil national qui fait office de parlement pour le parti de l’Istiqlal.

Ces membres dont le nombre varie entre 900 et 1.000 personnes vont se charger par la suite d’élire le nouveau secrétaire général ainsi que les membres du comité exécutif. Il faut rappeler que les dernières semaines  ont été marquées par l’organisation des congrès provinciaux dans les différentes régions du pays. Ces congrès présidés par des membres du comité exécutif ont servi à choisir les congressistes selon un quota bien défini. Certains parmi eux seront appelés à siéger au sein du conseil national.

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