Istiqlal : Le congrès provincial de Fès aura-t-il lieu?

Istiqlal : Le congrès provincial de Fès aura-t-il lieu?

Un ancien proche de Chabat à la tête de deux congrès régionaux

Loin d’être de simples rendez-vous protocolaires, les congrès régionaux sont une étape décisive avant le congrès général. Et pour cause. Les 80 congrès régionaux qui doivent avoir lieu avant l’étape du congrès général vont élire les représentants des différentes régions et provinces.

La direction du parti de l’Istiqlal (PI) poursuit les préparatifs pour le congrès général prévu fin septembre. Les membres du comité exécutif sillonnent ainsi les quatre coins du pays pour présider les congrès régionaux. Loin d’être de simples rendez-vous protocolaires, les congrès régionaux sont une étape décisive avant le congrès général. Et pour cause. Les 80 congrès régionaux qui doivent avoir lieu avant l’étape du congrès général vont élire les représentants des différentes régions et provinces. Ces derniers seront à leur tour habilités, à désigner les membres du conseil national. Car au parti de l’Istiqlal, le secrétaire général est élu par le conseil national qui fait office de parlement du parti.

Selon des sources istiqlaliennes, une quarantaine de congrès régionaux a déjà eu lieu. Certains se sont déroulés sans grands heurts tandis que d’autres, notamment ceux de Casablanca ont été émaillés par de violents incidents. Ce fut le cas notamment de trois assemblées, en l’occurrence ceux de Hay Hassani, Ben M’sik et Moulay Rachid. Dans certaines vidéos relayées par des portails d’information, les participants en sont arrivés aux mains malgré le déploiement dans certains cas d’agents de sécurité et de chiens de garde. Des sources assurent que ces incidents n’auront pas d’impact sur la date de la tenue du prochain congrès sachant que ce dernier avait été reporté à plusieurs reprises.

Pourtant, certains membres du parti promettent de saisir la justice arguant que certaines assemblées ont été entachées «d’irrégularités». Des mécontents affirment avoir fait appel à des huissiers de justice qui ont dressé des procès-verbaux. Mais les regards se tournent désormais vers la ville de Fès, fief de l’actuel secrétaire général du parti, Hamid Chabat. Dans la liste des congrès provinciaux publiée par la direction du parti, le congrès de Fès est tout simplement introuvable. A quelques jours du congrès général, seuls des congrès des villes se trouvant à la périphérie de la capitale spirituelle sont annoncés, notamment Moulay Yacoub et Sefrou. Il faut rappeler que les partisans de Chabat avaient menacé de boycotter les assemblées de Fès et sa région «si les procédures de convocation et d’organisation des congrès n’étaient pas respectées».

En attendant, le secrétaire général du parti de la balance a choisi d’effectuer une sortie médiatique. Lors de la conférence de presse organisée au siège du parti à Rabat, Chabat a réitéré son ambition de se porter candidat au secrétariat général pour un deuxième mandat consécutif. Contrairement à son habitude où son entrée dans la salle de conférence était accompagnée par des slogans de soutien de la part de ses partisans, le secrétaire général du PI est apparu seul. Il y a quelques semaines il avait perdu d’ailleurs le soutien de ses derniers fidèles, à savoir Abdellah El Bekkali, Abdelkader El Kihel et Adil Benhemza.
Dans un communiqué, ces derniers ont affirmé qu’ils n’étaient plus concernés par la candidature de Chabat pour un deuxième mandat à la tête de l’Istiqlal. Ils ont également expliqué qu’ils ont tenté en vain de le dissuader de se présenter une nouvelle fois lors du prochain congrès. Il faut préciser dans ce sens que Abdellah Bekkali, membre du comité exécutif et président de la commission préparatoire du congrès, a présidé deux congrès provinciaux à Rabat ainsi qu’à Kénitra. A noter enfin que deux candidats déclarés devraient se disputer le fauteuil du leader lors du prochain congrès. En plus de Chabat, l’actuel président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Nizar Baraka, est également dans la course. Petit-fils du fondateur, Baraka a de sérieuses chances de se faire élire comme nouveau secrétaire général du PI.

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