Amal Chabach : «L’hygiène est importante dans les pratiques sexuelles»

Amal Chabach : «L’hygiène est importante dans les pratiques sexuelles»


ALM : La sodomie constitue-t-elle une pratique fréquente dans notre société?
Amal Chabach : Aucune étude statistique n’a été ou ne pourra être faite sans être biaisée par la pudeur des Marocains vis-à-vis de leurs intimités et leurs vrais désirs sexuels en général. A travers mes consultations, j’ai pu observé qu’il n’y a pas une augmentation faramineuse de cette pratique. Certains couples, au nom de la liberté sexuelle, la pratiquent en bravant l’interdit religieux et moral et beaucoup refusent de la pratiquer considérant cela comme un péché.

Cette pratique sexuelle est–elle synonyme de plaisir partagé?
Nous ne pouvons pas généraliser cette question ni pour l’homme ni pour la femme. Certains y trouvent un plaisir physique pur et dur, d’autres un plaisir de l’interdit, d’autres encore y vivent un fantasme. Le plaisir est d’autant varié en intensité, selon le moment, l’état d’esprit, le ou la partenaire…

La sodomie attire beaucoup d’homme mais un certain nombre de femmes sont réticentes à cette pratique. Pourquoi ?
La sodomie attire les hommes car cela leur procure un plaisir physique à cause de l’étroitesse de l’anus et ont probablement une vue générale sur l’ensemble qui excite leur centre visuel du désir sexuel. Par contre, les femmes ne l’apprécient pas trop car cela leur rappelle des positions «bestiales». Elles n’ont pas un contact émotionnel «cœur-cœur» et face- à-face avec leur partenaire et cela ne les excite donc pas trop psychologiquement.

La sodomie constitue-t-elle une pratique risquée ? En cas de pénétration brutale, quels en sont les risques ?
L’anus n’est pas destiné physiologiquement à une pénétration. Il présente un sphincter très puissant et donc qui risque d’être déchiré ou devenir béant et donc incontinent. Ensuite, le rectum est le siège de déchets et donc la sodomie présente un risque élevé d’infections sexuellement transmissibles et nosocomiales.

Peut-on affirmer que la fellation est devenue une composante très ordinaire du répertoire sexuel ?
Non. Certains couples refusent toujours de la pratiquer, l’homme croyant que si sa femme le fait, c’est irrespectueux envers elle, et cette dernière parfois ressent un rejet à cette pratique pensant que le sexe est sale et cela la dégoûte.

Constitue-t-elle un plaisir exclusivement masculin ?
Cela dépend de l’intensité relationnelle du couple. Par exemple, une femme amoureuse prendra du plaisir à combler son mari.

Y-a t-il un risque à pratiquer une fellation sans préservatif?
Oui. Il y a des maladies sexuellement transmissibles qui peuvent être transmises par la fellation telle la gonococcie.

Le cunnilingus constitue- t-il une preuve d’amour au sein du couple ?
Que ce soit la fellation ou le cunnilingus, ce sont des preuves que l’on aime l’autre dans sa totalité avec respect de ce qu’il est. Bien sûr, il ne devrait y avoir ni infection ni manque d’hygiène car cela serait un manque de respect pour l’autre partenaire (le donneur)! L’hygiène est importante dans les pratiques  sexuelles.

Certains hommes refusent de le faire. Comment la partenaire peut faire en sorte de le convaincre ?
Toujours dans les deux sens, que ce soit pour une fellation ou un cunnilingus, il faut au préalable en parler, lever les tabous et surtout une demande respectueuse faite dans l’amour et sans jugement, avec l’acceptation du refus éventuel de l’autre qui ne se sent pas prêt.
Aucune obligation !

Sodomie, fellation et cunnilingus en Islam
L’Islam interdit la sodomie. Le verset 223 de la Sourate 2, « la Vache » souligne que « Vos femmes sont vos terres de labour, allez donc à votre champ quand vous le désirez ». L’utilisation du mot « terre de labour » renvoie à la fertilité et la procréation. L’appareil génital, masculin et féminin, a été placé chez l’être humain dans un but bien précis : celui de perpétuer l’espèce humaine et d’en jouir entre époux après mariage dans le licite. Toute utilisation qui irait à l’encontre de ce but est donc condamnée en Islam. C’est pour cette raison précise que la sodomie est interdite. L’Islam interdit la sodomie. Le verset 223 de la Sourate 2, « la Vache» souligne que «Vos femmes sont vos terres de labour, allez donc à votre champ quand vous le désirez». L’utilisation du mot «terre de labour» renvoie à la fertilité et la procréation. L’appareil génital, masculin et féminin, a été placé chez l’être humain dans un but bien précis : celui de perpétuer l’espèce humaine et d’en jouir entre époux après mariage dans le licite. Toute utilisation qui irait à l’encontre de ce but est donc condamnée en Islam. C’est pour cette raison précise que la sodomie est interdite.La fellation et le cunnilingus n’ont pas été abordés de façon explicite dans les Hadiths. Les savants musulmans ont exprimé diverses opinions à ce sujet. Certains savants à l’instar de Cheikh Qaradâwi ou Cheikh Saïd Ramadhân Al Boûti sont d’avis que, n’ayant pas été explicitement interdite, cette pratique reste permise, à partir du moment où les époux y consentent. Ils avancent également le fait que l’excitation buccale des parties intimes de l’époux(se) peut, dans certaines sociétés et dans certaines conditions, contribuer à la protection de l’harmonie et de l’équilibre au sein du couple. Par contre, certains savants dont le juriste musulman Cheikh Wahbah Az Zouheïli condamnent plus ou moins sévèrement cette pratique. Selon ces derniers, ce comportement s’apparente plus à la bestialité qu’au comportement naturel humain
 

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