Aux frontières du politique et de l’associatif

C’est à Casablanca que l’association Alternatives a choisi de débattre du bilan du gouvernement de l’alternance et des perspectives d’avenir qui se dégageront des prochaines élections législatives. Bien entendu, du thème de ce débat, il y a lieu de déduire que l’association précitée ne fait que reprendre des discussions qu’elle a déjà entamées et ce même si à chaque nouvelle activité, l’on fait appel à quelques nouvelles personnes, comme c’est le cas, de la femme d’affaires, Salwa Kerkri, pour la manifestation du vendredi dernier.
Conformément à ses traditions politico- associatives, Alternatives a invité le sociologue Mohamed Guessous de l’USFP, Nabil Benabdellah du PPS et d’autres membres de la Koutla, autour d’une table ronde pour débattre de thèmes déjà entamés. « Les mêmes conditions qui aboutissent aux mêmes résultats ». Tel est le constat de fait qui se déduit de la manifestation précédente. En voulant combiner l’associatif au politique, « Alternatives » s’est placée à cheval entre deux continents qui se complètent, certes, mais qui ne fusionnent jamais. Exactement comme dans le mariage de l’eau à l’huile. Chacun garde sa spécificité ; ce qui n’est pas le cas pour l’association précitée.
Car, tout en inscrivant sa démarche dans le cadre de la société civile, elle tente de se positionner par rapport au champ politique. Une attitude qui se traduit concrètement par l’invitation des membres des mêmes cercles politiques (notamment M. Guessous, N. Benabdellah, et d’autres éléments de l’OADP et du Parti de l’Istiqlal, sur le plan politique, N. Ayouch, au nom de la société civile, etc…).
En ce qui concerne les sujets du débat, l’on trouve souvent, les mêmes titres, telle « l’alternance et les perspectives d’avenir », à tel point qu’il suffit, à quelques différences près, de changer la date du débat pour semer la confusion dans l’esprit de ceux qui suivent les activités de cette association. Autre point de similitude. Les discussions se passent souvent dans des endroits qui se ressemblent et bénéficient des subventions des mêmes organismes ou presque. Est-ce là le coût d’un positionnement qui sort de l’ordinaire ou le résultat d’un mariage difficile ?

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