Cadrage : Capables

Cadrage : Capables

Le match Maroc-Argentine, disputé mercredi soir, devant plus de 65.000 spectateurs avait valeur de dernier test avant le résultat du 15 mai. Une date qui risque de devenir inoubliable pour tout un peuple. Joueurs, public, organisation, ainsi que l’hommage à Diego Maradona. Tout était à la hauteur de cette rencontre-événement, qui a drainé les foules des grands jours. Cela faisait longtemps que les gradins du Complexe sportif Mohammed V n’avaient pas été aussi bien garnis. Un vrai régal ! Et puis, que dire de ces jeunes Lions qui, nonobstant le résultat, ont su tenir la dragée haute à une équipe argentine.
Héroïques, tout simplement… Tout au long de la rencontre, Les hommes de Zaki n’ont pas démérité, loin de là, conscients qu’ils étaient de l’enjeu, voire de tous les enjeux. A travers cette rencontre, disputée sur une aire de jeu rénovée, digne des meilleures pelouses anglaises, le Maroc entendait faire montre de tout son savoir-faire en matière d’organisation. Les nombreux téléspectateurs à travers la planète ont pu s’en rendre compte grâce à la diffusion de ce match sur satellite.
Une diffusion toutefois quelque peu ternie par une franchement mauvaise réalisation TV. Une caméra surélevée, d’autres sur le terrain, des répétitions ratées… A l’heure où le visionnage d’un match de football est un vrai régal en Europe et ailleurs, chez nous, peu de progrès ont été effectués en la matière. Du travail reste encore à faire de ce côté-là, pour se mettre à niveau. Mais gageons que la vieille dame de la rue El Brihi saura mettre les bouchées doubles pour y parvenir, si jamais le rêve se concrétisait. Car, faut-il le rappeler, le Royaume tout entier surfe sur le rêve de l’organisation du Mondial 2010. Un rêve qui, s’il se réalisait, donnerait un sérieux bol d’oxygène à toute une nation et, partant, un coup de fouet salvateur à une économie qui en a bien besoin. Et l’on se prend à imaginer tous les bienfaits qu’une telle aubaine pourrait faire pleuvoir sur notre beau pays. Infrastructures, stades, autoroutes, aéroports, hôtels, hôpitaux, etc.
Tout cela pourrait surgir comme par enchantement dès lors que l’on serait assuré de l’organisation de la grand-messe du football mondial. Exit également les difficultés que l’on éprouve à obtenir les crédits pour la réalisation de ces projets. Des projets qui sont, par ailleurs, de gros créateurs d’emplois.
Mais nous ne sommes pas seuls en course et la concurrence, notamment celle de l’Afrique du Sud, est certes rude. Toutefois, le Maroc semble, cette fois-ci, avoir solidement ficelé son dossier, particulièrement en ce qui concerne le volet financier. Un atout que l’on avait naguère négligé et qui s’était révélé fatal à trois reprises. Maintenant, les dés sont jetés et il ne reste plus qu’à prier et à espérer, en se croisant les doigts, que le vote nous sera favorable le 15 mai 2004. Après cela, nous sommes capables de relever le défi.

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