CDT : A qui profite la guerre des clans ?

Ce qui est à craindre est arrivé. Depuis quelque temps, la Confédération démocratique du travail n’est que l’ombre de ce qu’elle était. Après la défection des syndicalistes de l’Office chérifien de Phosphate, en 1997, et la scission survenue récemment dans le domaine de l’enseignement, le tour est venu pour les agriculteurs de ce syndicat de se diviser. Les uns ont décidé de jouer le jeu du Bureau exécutif en faisant fi de toutes les règles qui régissent la centrale, alors que d’autres se sont engagés à continuer la lutte pour la démocratisation de leur appareil syndical. Une tâche restée à l’ombre depuis plusieurs années pour des raisons relevant de la raison partisane et syndicale.
Depuis son éjection des instances dirigeantes de l’USFP et la constitution de son propre parti politique, Mohamed Noubir Amaoui a fait de la démolition de ses anciens « frères » et camarades un objectif primordial.
Après avoir accusé deux défaites dans les domaines du phosphate et de l’enseignement, il a tenté récemment un secteur qu’il estimait être le maillon faible de ses adversaires.
Le 11 juillet, le Bureau exécutif de la CDT a réuni sept membres du Bureau national du SNA(syndicat national de l’agriculture), lesquels ont « décidé », à leur tour, et sans aucun fondement juridique légal, ni légitimité nécessaire à une telle action, d’exclure des rangs du syndicat et le secrétaire général et ses alliés. Une attitude qualifiée d’hystérique et agonisante par le secrétaire général du SNA, Abdessalem Khairat. Ce dernier, en guise de réplique aux manoeuvres de ses adversaires, a convoqué le Conseil national de son syndicat. Un conseil qui s’est réuni dans les normes, le 20 juillet 2002, conformément aux dispositions du règlement interne du syndicat.
A l’issue de ses assisses, le Conseil a décidé de limoger les membres qui ont participé au complot perpétré à l’encontre de leur syndicat et les a substitués par d’autres éléments.
Bref, le même scénario de l’enseignement et du phosphate se reproduit avec l’agriculture. Et les syndicalistes de se demander à qui profite la guerre des fronts que connaît la CDT.

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