Coup de semonce

C’est un coup de semonce ou ça y ressemble fort. Un communiqué de la primature, rendu public mercredi, a invité les enseignants- chercheurs en médecine, en pharmacie et en chirurgie dentaire, en grève depuis le 24 avril, à tenir compte des limites dans le cadre desquelles doit s’inscrire l’action revendicative.
La primature a estimé que « la majorité des revendications urgentes » des enseignants chercheurs en médecine, en pharmacie et en chirurgie dentaire ont été satisfaites, déplorant que les grévistes aient maintenu leur mouvement au moment où les départements de l’enseignement supérieur et de la Santé ont manifesté leur disposition à satisfaire certaines revendications et à approfondir l’examen des autres.
La primature estime que cette démarche « va à l’encontre de l’esprit de dialogue, d’ouverture et des signaux concrets manifestés par le gouvernement dans un court laps de temps ». Et de rappeler que le Premier ministre avait décidé la création d’une commission pour se pencher sur le dossier, laquelle a effectivement tenu une réunion le 10 mai au cours de laquelle « la majorité des revendications urgentes ont été satisfaites ».
Le communiqué de la primature cite à cet égard l’intégration des maîtres-assistants qui ont atteint le 5ème grade de la première catégorie à la date du 20 février 1997 dans le cadre réservé aux maîtres assistants de l’enseignement supérieur du premier grade, l’annulation du concours pour le cadre des professeurs de l’enseignement supérieur en médecine et pharmacie, l’ouverture du dialogue sur l’augmentation du salaire complémentaire, de l’indemnité de garde et la promulgation du décret portant création des CHU de Fès et Marrakech ainsi que l’institution d’une procédure d’urgence simplifiée pour l’acquisition des médicaments et des équipements nécessaires au bon fonctionnement des services des urgences.
De plus, souligne le communiqué, des représentants des enseignants chercheurs ont été convoqués le 13 mai à une réunion à la primature où ils ont été informés des mesures prises en leur faveur, le gouvernement étant toujours disposé à poursuivre le dialogue sur les autres revendications qui n’ont pas encore été satisfaites, ajoute-t-on.
En grève depuis le 24 avril, quelque 300 médecins internes et résidents des CHU avaient observé mercredi un sit-in devant le département de la fonction publique et de la réforme administrative, pour revendiquer « le droit d’intégration à la fonction publique » et ce, « à partir de la première année de leur spécialité au lieu de la troisième année ».

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