Des sandwichs douteux

Partout dans la ville, des snacks poussent comme des champignons et des vendeurs de saucisses et de brochettes se positionnent dans des coins stratégiques pour écouler, avec incroyable et déconcertante liberté de manoeuvre, leurs marchandises dont la qualité ne peut qu’être suspecte en raison des prix pratiqués.
L’odorante et alléchante fumée ne laisse pas le temps de réfléchir à la personne, ayant l’estomac dans les talons, sur ce qu’il va expédier dans son armoire. Même les adultes prennent leur part du gâteau. Toutefois, ce sont les enfants qui encourent tous les risques.
Les poissonniers, rassemblés dans une enclave près du port, liquident en toute liberté leurs fritures et leurs fruits de mer. Même ce lieu , où de semblantes tables et chaises ont été dressées, laisse à désirer. Les ordures et les restes, jetés n’importe où, dégagent des odeurs nauséabondes qui assaillent l’odorat.
Les mouches et les insectes de toute espèce y trouvent un lieu de prédilection. Les fumées, se dégageant des sardines grillées, nuisent à tout le centre-ville. Les habitants et les commerçants ne savent plus où donner de la tête.
Doit-on attendre le regrettable et l’irréparable pour que les services concernés songent-ils à bouger ? Il serait, certes, inhumain de priver certaines gens de leurs moyens de subsistance; mais il serait un crime d’exposer la vie des consommateurs aux pires sévices!
L’expérience et le vécu ont montré, notamment à Casablanca, qu’il y a des gens sans scrupules qu’animent le gain facile et illicite. On n’oubliera jamais, par exemple, ce barbu qui faisait manger à sa très nombreuse clientèle de la viande canine !
D’autres cas d’empoisonnement signalés, un peu partout dans le pays, doivent sévir d’exemples pour que les contrôleurs d’hygiène des différents départements ministériels et ceux des services municipaux quittent leurs fauteuils afin d’accomplir leur humaine tâche. Il est inconcevable de laisser le consommateur livré à lui-même, à la merci d’escrocs !
Nos vies et celles de nos enfants ne pourraient être exposées par la faute d’une négligence et/ou d’une cupidité quelconque.

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