Dix ans pour les violeurs-assassins

L’affaire qui a été débattue au cours de cette semaine à la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat, implique deux individus accusés de coups et blessures ayant entraîné la mort et viol collectif. Deux délinquants notoires déjà condamnés à plusieurs reprises pour différents délits où la violence revient le plus souvent. Mohamed H, né en 1976 à Khémisset, a purgé six condamnations pour des délits correctionnels et aussi pour des affaires d’assises et plus particulièrement de viol. Sa toute dernière peine de deux ans de prison l’est justement pour une affaire d’abus sexuel perpétré sur une mineure de 14 ans. Le second accusé, Hassan B âgé lui aussi de 27 ans ne manque pas non plus d’antécédents. Son casier judiciaire est garni de condamnations pour violence à l’arme blanche. Pendant qu’il purgeait sa toute dernière peine, il a rencontré Mohamed avec lequel il a décidé de constituer une bande de malfaiteurs. La première semaine après leur libération, les deux délinquants se rencontrent et décident de mettre leur plan carcéral en action. À la tombée de la nuit, ils commencent leur première virée au quartier Taddarte construit tout dernièrement à la sortie de la ville en direction de Rabat. Un couple de jeunes résidant audit quartier faisaient une balade non loin de leur habitation. Les deux malfrats équipés d’un coutelas et d’une épée surgissent du noir et s’attaquent aussitôt à l’homme avec un coup d’épée en plein visage et un autre coup successif vers la poitrine. Le jeune homme s’écroula par terre, le coup de la poitrine l’avait atteint directement au coeur. Pendant qu’il gémissait dans un bain de sang, ils le dépouillent de ses biens avant de s’attaquer à sa fiancée. Ils la violent à tour de rôle et partent tranquillement comme si de rien n’était. Les voisins avertissent la police et grâce à une enquête de grande envergure, ils ont été identifiés, arrêtés et présentés devant la justice. Une fois devant le jury, la défense des accusés a essayé de faire passer la victime du viol pour une prostituée habituée aux soirées nocturnes. De son côté, la partie civile qui était en possession d’un certificat médical attestant que la jeune fille a perdu sa virginité au cours de l’agression. Après délibération, les magistrats de la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat ont condamné les deux accusés à dix ans de réclusion criminelle chacun.

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