En attendant la gestion déléguée

Le premier dossier à traiter par le tout nouveau maire de la capitale économique du pays, Mohamed Sajid concerne la gestion déléguée de l’assainissement solide de la métropole. Jusqu’à présent, quelque dix-sept groupements ont retiré les dossiers pour participer à l’appel d’offres international lancé en juillet dernier par la communauté urbaine de Casablanca. Pour cette gestion déléguée, la métropole est divisée en six zones de collecte. C’est dire que la gestion déléguée pourrait être assurée par un ou plusieurs opérateurs. La LYDEC, qui a en charge l’eau, l’électricité et l’assainissement de Casablanca, figure parmi les opérateurs spécialisés dans le domaine qui désirent obtenir le marché. En attendant la délégation de la gestion des ordures ménagères de la métropole à une société privée spécialisée dans le domaine, la malpropreté continue de sévir dans certains quartiers périphériques et mêmes sur des boulevards du centre-ville. Durant ce week-end, le spectacle est hallucinant. Dans le quartier Mers-Sultan, les poubelles débordées de déchets ménagers ressemblent à des points noirs devant les immeubles du quartier. Sur le boulevard Mohammed V, c’est le même constat. Dans les parages des abattoirs avicoles à Hay Mohammadi, les odeurs nauséabondes agressent l’odorat des habitants sur un rayon de plus d’un kilomètre. Les déchets des poulets sont jetés un peu partout dans les environs des abattoirs. Sur le boulevard Abderrahim Bouâbid, du côté de l’oasis, les déchets des poissons dégagent également des odeurs répugnantes, provoquant un grand dérangement pour les habitants limitrophes et les passagers de cette zone chic dans la capitale économique. Dans les quartiers populaires, Derb Moulay Chrif, Hay Moulay Rachid, Hay Hassani les points noirs abondent un peu partout. Certainement, les responsables des communes ont été pris par les élections. Une fois cette étape est achevée, il faut attendre la passation des consignes entre les sortants et les nouveaux élus qui vont prendre en charge la gestion de la chose locale dans la métropole. Mais le problème ne pourrait être résolu qu’avec la gestion déléguée du secteur au privé. En attendant, les odeurs nauséabondes continuent d’agresser l’odorat des Casablancais. Les dangers et les répercussions de cet état de choses sur la santé des habitants, notamment les enfants, ne sont plus à démontrer. Certains engins de ramassages d’ordures qui passent parfois au moment des heures de pointe ne font qu’empirer la situation. Au lieu que les détritus restent dissimulés dans les poubelles, les agents chargés du ramassage laissent la moitié des ordures déversées par terre. Et parfois, les fuites continuent de se répandre tout au long du boulevard. Malgré les réclamations des citoyens, aucune mesure n’a été entreprise pour atténuer la situation en attendant la délégation de la gestion de ce secteur à une société privée spécialisée en la matière.

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