En attendant le décollage économique

Au cours du Forum de l’USFP tenu à Agadir sur le volet économique, fathallah Oualalou, membre du Bureau politique du parti et ministre de l’Economie et des finances, a indiqué que l’organisation des forums offre aux responsables du parti, qui assume des responsabilités au gouvernement, la possibilité «d’écouter l’autre».
M. Oualalou a indiqué que dès son arrivée, le gouvernement de l’alternance s’est attelé à s’attaquer, notamment, aux problèmes qui entravent le développement de l’économie marocaine citant à titre d’exemple les multiples réformes entreprises en matière de fiscalité, de justice, d’éducation et de formation. D’autres grands chantiers ont été ouverts en matière d’infrastructures et dans les principaux secteurs économiques tel que le tourisme en plus des projets à caractère social, a-t-il poursuivi.
En dépit d’une conjoncture économique internationale défavorable et de contraintes internes dues notamment à des années de sécheresse, a-t-il ajouté, l’on peut affirmer que le gouvernement a réussi à juguler l’inflation qui est actuellement de 2,7% au lieu de 14%, il y a 4 ans, et à maintenir l’équilibre macro-économique.
A cela s’ajoutent, dit-il, les effets de la mauvaise gestion des entreprises publiques dont les remèdes ont nécessité d’énormes sacrifices de la part de l’Etat .
De son côté, Hassan Chami, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) s’est interrogé sur les opportunités offertes pour assurer une croissance économique, car, a-t-il souligné, toute amélioration économique est tributaire de l’investissement générateur d’emploi et de richesses. Le président de la CGEM a indiqué que ce qui motive les investisseurs, ce sont les conditions du marché notamment la rentabilité et les facilités fiscales (cours de comptabilité, taux de changes) en plus de la clarté de la stratégie économique. Tout en enregistrant certains points positifs dans l’action du gouvernement, M. Chami a appelé «à se concentrer sur des mesures concrètes et précises pour accroître le niveau de confiance des opérateurs économiques» et à identifier les atouts de l’économie marocaine, notamment les grands chantiers tels, entre autres, le tourisme et les nouvelles technologies de l’information.
La mise en place d’une stratégie nationale claire est devenue une nécessité dans le cadre de contrat-programmes, a poursuivi M. Chami, qui a relevé que le tissu économique productif est en train de subir des agressions de toute part. Le président de la CGEM a en outre appelé à accorder une priorité à la mise à niveau des entreprises marocaines, à une réforme du code de travail et à la suppression de la gestion monopolistique de certains secteurs stratégiques.
Karim Zaz, opérateur économique, a axé son intervention sur les dysfonctionnements qui caractérisent la gestion de l’entreprise marocaine, en général. D’un autre côté, il a mis l’accent sur l’absence de la clarté de vision chez les opérateurs économiques et dénoncé certaines pratiques portant atteinte à la bonne marche de l’économie marocaine.
Bachir Rachidi, secrétaire général de l’Association marocaine de la lutte contre la corruption (Transparency Maroc), a, pour sa part, insisté sur la nécessité de la clarification de la vision stratégique de l’Etat et la définition des rôles et statuts de chaque partie.
Un débat a été, ensuite, ouvert sur l’expérience du gouvernement de l’alternance et sur la politique financière appliquée jusqu’à présent notamment vis-à-vis des petites et moyennes entreprises (PME-PMI).
Des questions ayant trait aux infrastructures, à l’équipement, à l’agriculture et notamment le déficit hydrique et au financement de projets ont été, également, évoquées lors de cette quatrième session des forums du changement.

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