Exaspérés par la mauvaise gestion de la ville : Le ras-le-bol des Casablancais exprimé par Wlad Darb

Exaspérés par la mauvaise gestion  de la ville : Le ras-le-bol des Casablancais exprimé par Wlad Darb

Les déboires des Casablancais avec la gestion de leur ville persistent. En ce temps de rentrée scolaire et administrative, Casablanca est sens dessus dessous.

L’ensemble des artères de la métropole est en chantier, les transports en commun toujours défaillants et aucun changement à signaler quant aux nouveaux modes de collectes de déchets… Tant de facteurs qui suscitent l’exaspération de la population casablancaise. Face au mutisme des responsables, le mouvement civil «Wald Darb» a porté la voix des Casablancais lors d’une rencontre organisée, mercredi 2 octobre, par la jeunesse de la Justice et développement et ce en présence de Abdessamad Haiker, premier vice-président du Conseil de la ville de Casablanca.

L’occasion étant de mettre le point sur les problématiques de la capitale économique et de dresser un bilan d’étape de sa gestion. Une rencontre durant laquelle les jeunes de ce mouvement ont exprimé leur ras-le-bol et celui des Casablancais quant à l’anarchie qui sévit au niveau de ce grand territoire économique du Royaume.

Lors de son intervention à cette rencontre, Mehdi Ezzouate, porte-parole des «Wlad Derb de Casablanca», a insisté sur le rôle que doit jouer, dans ce contexte, le Conseil de la ville. «Le Conseil de la ville doit assumer sa responsabilité quant à ce qui se passe au niveau de Casablanca. Les sociétés de développement local (SDL), créées par le Conseil comme partie auxiliaire de gestion, ne doivent en aucun moment prendre le dessus. Le Conseil doit obligatoirement exercer son rôle de tutelle et de contrôle», déclare-t-il. Et de préciser qu’«en cas de défaillance les Casablancais ne reconnaîtront et jugeront que le maire qu’ils ont élu de plein gré».

Le représentant de ce mouvement civil a, par ailleurs, mis le doigt sur la mauvaise répartition du budget global attribué à la ville qui est de 3,5 milliards de dirhams dont 85% sont consacrés au budget fonctionnel.

Or, selon Mehdi Ezzouate, les 14.000 fonctionnaires ne remplissent pas leur rôle voire la plupart d’entre eux n’existent même pas (fonctionnaires fantômes). «Le Conseil de la ville ne doit pas être un cabinet d’audit ou de recrutement. Il doit, en revanche, corriger la trajectoire, trouver les solutions et surtout gérer la ville», souligne M. Ezzouate. Outre les attributions des SDL et la polyvalence de quelques-unes d’entre elles, la gestion des déchets a été parmi les points abordés lors de cette rencontre.

Le mouvement a fait savoir que l’optique de «l’obligation de résultats» adoptée par le Conseil n’est pas adéquate. Il a été suggéré dans ce sens de miser sur les moyens à déployer en assurant un suivi continu auprès des délégataires. Le transport est également une problématique cruciale à gérer au niveau de la ville. «Le Conseil de la ville est invité à élaborer une stratégie à court et moyen termes pour mettre fin à la privatisation à ce niveau et créer une SDL qui gérera bénévolement ce secteur social. Ceci permettra d’économiser les charges du Conseil et d’assurer une flotte de qualité aux citoyens», revendique le porte-parole du mouvement Wlad Darb. Autre point sur lequel le Conseil devrait accentuer son intervention est la communication de proximité. L’absence d’échange entre le Conseil et la population casablancaise ne fait qu’élargir le gouffre et briser la confiance des Casablancais à l’égard de leurs élus.

Transport urbain : Alsa remporte l’appel d’offres

La mission d’Alsa à Casablanca s’avère lourde. Le nouvel opérateur qui remplacera M’dina bus dont le contrat arrive à terme se trouve dans l’obligation de réussir ce challenge. M’dina bus quitte la métropole avec un passé noir marqué par une gestion défaillante du transport urbain et une flotte inexploitable. S’exprimant à ce propos, Abdessamad Haiker, premier vice-président du Conseil de la ville, a souligné que la phase transitoire sera gérée par Alsa.

L’opérateur espagnol procédera, ainsi, au redéploiement de ces moyens pour contourner les difficultés de cette étape. Il est à noter que de nouveaux bus seront mis à la disposition des délégataires. La commande porte sur environ 300 véhicules. L’identité des soumissionnaires à ce marché sera dévoilée les prochains jours.

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