Fadel Ataalah : Un écrivain qui promet

Fadel Ataalah : Un écrivain qui promet

«Et le grand gagnant est …» Plus que quelques minutes de suspense et le nom du grand gagnant du concours de la nouvelle fut dévoilé. Ce nom peu commun commence à faire parler de lui car il est bel est bien le grand gagnant du concours de la Nouvelle. La cérémonie de remise des prix a eu lieu le mercredi 16 mars à l’Hôtel Royal Mansour à Csaablanca. Fadel Ataalah avait participé au concours de la Nouvelle organisé par le magazine Tel Quel en étroite collaboration avec la Banque marocaine du commerce et de l’industrie ainqi que Tarek Edition. Le deuxième prix est revenu ex-aequo à Amandine Penna de France et Mounir Mossadak de Fès, respectivement pour leurs nouvelles intitulées  »Je n’apprendrai pas l’arabe avec toi » et  »La dernière nuit ».
Ce concours visant à favoriser le développement de la lecture au Maroc et l’émergence de nouveaux talents littéraires a été lancé en mars 2004. Le jury présidé par l’écrivain marocain Abdelfettah Kilito et composé entre autre de l’éditorialiste Amina Aouchar, de l’artiste-peintre Mahi Binebine et de l’écrivain Rajaa Benchemsi a examiné 320 textes. Au final, seuls 25 ont été sélectionnés dont la nouvelle «Les bâtards » du jeune écrivain de la ville de Salé Fadel Ataalah qui a reçu le Grand Prix de la nouvelle. Les critères qui ont été déterminés par les membres du jury sont notamment la force du personnage et la rigueur de l’expression. Des critères auxquels a parfaitement répondu Fadel Ataalah. Sa nouvelle «Les bâtards» relate l’histoire d’une prostituée qui mettra au monde un enfant dans le but de perpétuer la tradition, et qu’elle soit elle aussi une prostituée. Cette nouvelle tirée de faits sociaux poignants, est constituée de 6 pages en tout et pour tout. «Les bâtards» racontent l’histoire d’une prostituée qui travaille dans un bordel pour pouvoir arrondir ses fins de mois», explique Fadel Ataalah qui s’est mis à l’écriture depuis l’âge de 15 ans.
Actuellement fonctionnaire dans la Direction Générale de la Sécurité Nationale (DGSN). «J’adore l’écriture, je me suis attelé à cette tâche depuis l’âge de 15 ans». Mais ce jeune écrivain n’a jamais participé à aucun concours de nouvelle, il écrivait dans l’ombre jusqu’au jour où il a décidé de participer à ce concours initié par le magazine Tel Quel. «Ces genres de concours sont très rares, au Maroc, et je suis content d’avoir participé à ce grand Prix de la nouvelle». La joie se ressent dans la voix de Fadel Ataalah qui vient d’être consacré dans ce concours de la Nouvelle. Le grand Prix de la nouvelle lui a permis d’avoir plus d’assurance et constitue un grand pas dans l’expérience de ce jeune talent. «J’espère qu’un jour je pourrais en faire ma carrière même si je suis conscient que ça ne gagne beaucoup, j’essaierais de m’arranger quand même».

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