France : Les affres d’alexis

L’adolescent de 15 ans qui avait été retiré à sa famille en raison d’un conflit sur le traitement anticancéreux qu’il suivait a été rendu mardi à sa famille suite à une décision de la Cour d’appel d’Angers (Maine-et-Loire).  "L’enfant est rendu à l’autorité de ses parents et pourra aller se faire soigner au centre hospitalier de Bobigny (Seine-Saint-Denis) selon les souhaits de ces derniers", a décidé la Chambre des mineurs de la Cour d’appel.
La Cour était saisie par Gérard et Sylviane Goulette qui contestaient la décision de placement de leur fils Alexis au CHU d’Angers, au début du mois. Alexis, qui souffre d’un cancer du système lymphatique, et ses parents avaient refusé une autogreffe risquée qui était préconisée par les médecins de l’adolescent.
Devant les magistrats, les parents ont expliqué qu’ils n’avaient plus confiance dans les médecins qui suivaient leur fils. "Ce n’est pas une opération de l’appendicite qu’on demande à Alexis", a justifié l’avocat de la famille, Me Emmanuel Ludot, interrogé sur France-Info. "Alexis joue sa vie avec cette autogreffe. Si elle rate, c’est la mort. Si elle réussit, il s’en sort (…). Il ne peut pas remettre sa vie entre les mains d’une personne en qui il n’a pas confiance." "C’est un soulagement", a lâché Alexis, qui a quitté le tribunal en compagnie de ses parents.
Le jeune homme a ensuite repris ses affaires à l’hôpital pour rejoindre le service spécialisé de l’hôpital Avicenne de Bobigny où il a choisi de se faire suivre. "Nous sommes satisfaits par cette décision", ont expliqué les parents. "Enfin on a entendu Alexis et nous-mêmes." Devant les magistrats angevins, l’adolescent a expliqué qu’il suivra le traitement qui lui sera proposé, après avoir refusé pendant trois semaines de se soigner à Angers. Ses parents se sont engagés à le soutenir et à l’accompagner dans ses soins.

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