Ftour Avec un agent de l’ONCF

Ftour Avec un agent de l’ONCF

En principe, Ramadan rime toujours avec rassemblement familial, regroupement autour de la table du ftour avec un menu aussi varié que le permet le budget de chaque famille…

Mais, par la force des choses, il y a des exceptions à cette règle. Certaines personnes, en raison de leur travail qui coïncide avec l’heure de la rupture du jeûne, sont obligées de rompre le jeûne en dehors du cadre familial, souvent dans un café ou sur le lieu même du travail. ALM a décidé cette année de partager avec ces gens ce moment qu’ils sont obligés de passer en dehors de l’environnement habituel et du cadre familial. Comment prennent-ils leur ftour ?

De 13h à 21h, cet agent accomplit ses tâches dans la gare où il travaille. Une durée marquée, en fin de journée, par le moment de la rupture du jeûne. Il n’a pas le choix et il prend son mal en patience. «Pour pouvoir rompre le jeûne dans la gare, je demande à un agent de sécurité, qui va s’acheter de quoi manger, de le faire pour moi aussi !», indique l’agent de l’ONCF. Au moment de la rupture du jeûne, il préfère prendre de la bonne nourriture. «J’adore les poissons frais!», s’exprime-t-il. A propos du fait de rompre le jeûne loin de sa famille, cet agent est amer. «C’est malheureux ! mais je me suis habitué», dit-il. Quand même, il n’est pas tenu de se rendre à son lieu de travail, qui se situe à cinq kilomètres de chez lui, chaque jour. «Je travaille cinq jours par semaine. Dans l’ensemble, je romps le jeûne pendant dix jours en-dehors de chez moi», précise l’agent qui compte à son actif une carrière de 33 ans à l’ONCF. Si un train entre en gare au moment de la rupture du jeûne, l’agent prend son talkie-walkie, tout comme dans d’autres instants, pour en annoncer l’arrivée.

Son cas est loin d’être isolé. Comme il le rappelle, les agents notamment les conducteurs qui assurent les longs trajets sont tenus de rompre le jeûne à bord du train. C’est aussi le cas de ceux qui se trouvent dans les gares à l’instar des agents chargés de la recette et de la régulation. «Il arrive même qu’un agent de la brigade d’une gare marche en mangeant, au moment de l’appel à la prière d’Al-Maghrib, pour donner le départ à un train», conclut notre interlocuteur.

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