Grandes coalitions à la veille des élections

Le champ politique est en recomposition. Cela s’éclaircit au fur et à mesure que l’on s’approche des élections; et ce d’autant plus que la bataille du verbe tranchant comme une lame de rasoirs emboîte le pas au débat serein et à la polémique courtoise. Mais là où la question devient critique, c’est au niveau de la Koutla . Certes, tous les blocs souffrent d’une carence au niveau de la gestion des divergences et d’un déficit en communication, mais là où cela devient passionnant ,sur le plan médiatique, c’est lorsque les tiraillements concernent des membres de la famille, comme c’est le cas pour les composantes de la Koutla.
Il va sans dire que, dans la polémique actuelle, il y a des éléments de vérité et, certainement, des calculs politiciens. Au sommet de la hiérarchie de cette coalition d’intérêt, il y a, d’abord, la querelle entre l’Istiqlal et l’USFP. Dans cette bataille, tous les moyens sont mis en oeuvre. Et la presse et les meetings et les messages codés et décodés y compris le recours à la destitution des présidents des communes ou la menace de recours à de nouvelles alliances politiques. Abderrazzak Afilal, membre du Comité exécutif du Parti de l’Istiqla, ne cache ni ses véritables intentions, ni sa colère à l’égard de « ses amis « au gouvernement. Pour lui, tout est déjà clair. En quelques mots, il annonce, en substance, que les élections prochaines seront falsifiées, que M. Mohamed Elyazghi est en passe de préparer le terrain pour reprendre la place de M.Abderrahman Youssoufi à la tête de l’USFP et à la primature et que pour arriver à cette situation, il est en train de faire usage des moyens de l’Etat pour renforcer sa position au sein du gouvernement, à travers le ministère de l’Habitat, de l’Aménagement du territoire et de l’environnement. Dans le même ordre de raisonnement, M. Afilal tend la main aux dirigeants du Parti du Congrès national unioniste qui partagent avec lui ses options et ses points de vue et fait allusion à des alliances avec des islamistes. Probablement, des membres de l’Association « Al adl wal Ihssan ». Le PJD avait déjà fait savoir qu’il n’avait accompli aucun pas dans ce sens.
Bien entendu, ces déclarations (publiées par notre confrère « Assabah »), ont suscité bon nombre de réactions. « Bayane al Youm », l’organe de presse arabophone du Parti du Progrès et du Socialisme, les a qualifiées de fantaisistes et considéré que le secrétaire général de l’UGTM est entrain de naviguer à vue, Sans cohérence d’esprit . De son côté, «Al Attihad al Ichtiraki», dans une première réplique médiatique en son genre, fait part de l’annonce de nouvelles alliances politiques dans les jours qui viennent. Des alliances qui vont contribuer à l’éclaircissement de la topographie du paysage politique, dit-il. Et de conclure que l’enjeu principal consiste en la mise en place d’institutions législatives crédibles et intègres.

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