Grogne sociale dans les communes

Les fonctionnaires et agents des collectivités locales affiliés à l’Union nationale des travailleurs marocains (UNTM, proche du PJD), ont observé une grève le 26 mai. « Ce débrayage a été décidé en guise d’avertissement », souligne Abdessamad Merini, secrétaire national de la Fédération des fonctionnaires et agents des collectivités locales. Merini assure que l’appel à la grève a été largement suivi. Selon lui, en moyennes 70% des fonctionnaires des commune où l’UNTM est implantée, ont suivi le mot d’ordre.
Merini cite plusieurs facteurs qui ont poussé son syndicat à appeler à l’organisation de cette grève. Il y a tout d’abord, le problème du statut des fonctionnaires. « Il date de 1977, et il complètement dépassé », souligne-t-il. En décembre 2000, Ahmed Midaoui, à l’époque ministre de l’Intérieur, avait annoncé au Parlement la préparation d’un projet de loi révisant le dahir de 1977. « Mais quatre ans plus tard, aucun texte n’a encore vu le jour », déplore Abdessamad Merini. C’est ce qu’il a d’ailleurs souligné aux responsables du ministère de l’Intérieur, lors d’une réunion qu’il a tenu avec le Directeur général des Collectivités Locales, Saâd Hassar, en janvier 2004.
Autre revendication de l’UNTM, le maintien des indemnités spéciales dévolues aux fonctionnaires et agents des collectivités locales, mais qui ont été supprimées par le décret du 6 mai 2004. Même chose pour l’annulation des échelles 1 à 4, une mesure qu’à plusieurs reprises, le gouvernement s’était engagé à prendre. En vain. Abdessamad Merini cite également les droits syndicaux des fonctionnaires des collectivités locales, « régulièrement bafoués par certains élus ».

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