Grosses manoeuvres au sein de l’USFP

La «guerre» des clans au sein de l’USFP risque d’atteindre des sommets ce samedi 16 février à Rabat. L’événement est majeur, voire crucial, pour les uns comme pour les autres : l’élection de celui qui présidera aux destinées de la coordination générale de la commission préparatoire du 8ème congrès, prévu du 30 mai au 1er juin prochains à Bouznika. Pour les partisans du premier secrétaire sortant, Mohamed Elyazghi, comme pour la partie adverse, c’est le nom du coordinateur général élu qui augurera de l’avenir du prochain congrès. Deux farouches candidats se disputeront cette échéance jugée déterminante, en l’occurrence Hassan Serghini, un proche d’Elyazghi, et Mohamed Benyahyia, lequel incarnerait la «rupture» avec le passé. Un troisième candidat, Mohamed Lakhssassi, tête de liste des élections du 7 septembre à Marrakech, n’aurait pas les faveurs des pronostics. Ce qui laisse présager que la partie de bras de fer se jouera entre MM Serghini et Benyahya, ex-membre de la commission d’évaluation des législatives de 2007 et ancien député (Agadir). Qui sera alors l’heureux élu à la tête de la coordination générale ? C’est la question sur laquelle se pencheront les vingt membres de la commission préparatoire, répartis en 5 sous commissions (Organisation, Politique, Economie et social, Identité et Finances). Contacté par ALM, Hassan Tarek, ancien secrétaire général de la Jeunesse USFP, – élu récemment rapporteur de la commission d’organisation du 8ème congrès -, a affirmé qu’une «éventuelle élection de H.Serghini signifierait un retour en force de M. Elyazghi». Une éventualité qui risquerait, toujours selon Hassan Tarek, de «nous ramener à la case départ», laissant entendre que cette hypothèse «ne manquera pas d’hypothéquer l’avenir du changement souhaité au sein du parti d’Abderrahim Bouabid». H. Serghini, directeur au ministère de l’Agriculture, et actuel coordinateur de la sous-commission « Economie et social », est connu pour son alignement sur la « politique » du dirigeant partant, M. Elyazghi. Mohamed Benyahya, lui, incarnerait aux yeux de nombre de militants USFP la «rupture» avec cette «politique», «à l’origine de tous les maux que vit le parti actuellement». Les partisans de M. Benyahyia ne tarissent pas d’éloges sur ses qualités, ils le présentent comme « un espoir » pour traduire la volonté du « renouveau » espéré par le commun des militants socialistes.
Dans un autre registre, des sources à l’USFP font état de « manœuvres » de la part du bureau politique pour imposer trois de ses membres au sein de la commission préparatoire. Mais cette tentative, qui aurait été « téléguidée » par Driss Lachgar, s’est fracassée contre l’opposition de la majorité des membres du Conseil national.
Tout bien considéré, le 8 congrès de l’USFP promet bien des empoignades.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *