Guelmim : Un nouvel établissement pénitentiaire pour améliorer la situation des prisonniers

Guelmim : Un nouvel établissement pénitentiaire pour améliorer la situation des prisonniers

Le nouvel établissement pénitentiaire Bouizakarne (40 km au nord de Guelmim) vient d’entrer en service, et fait partie d’un programme qui porte sur la construction de pénitenciers de proximité pour créer un équilibre au niveau de la distribution de la population carcérale à l’échelle nationale.
Réalisé par la délégation générale de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, cet établissement offre toutes les conditions requises pour une vie décente.

Construite conformément aux standards modernes et disposant de toutes les dépendances nécessaires, la nouvelle prison locale de Bouizakarne rentre dans le cadre d’un plan qui prévoit l’ouverture de dix nouvelles prisons en 2015, permettant d’accueillir 13.000 détenus, conformément à la stratégie de cette délégation prévoyant la création à l’horizon 2018 de 37 prisons qui pourront accueillir jusqu’à 45 mille pensionnaires. Et ce pour augmenter la capacité d’accueil des établissements actuels en vue d’atténuer le phénomène d’encombrement, couvrir la carte judiciaire afin de faciliter la comparution des détenus devant les tribunaux et procéder au remplacement progressif des lieux de détention relevant du ministère de l’intérieur par de nouveaux établissements pénitentiaires.

Cette stratégie vise à consolider les acquis et à améliorer la situation des prisonniers dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles et des directives royales, ainsi que des textes législatifs en relation avec la gestion du secteur pénitentiaire. Elle consiste également à humaniser l’espace pénitentiaire, à préserver la dignité des prisonniers et à veiller sur la sécurité au sein de ces espaces.

A noter que la situation des prisons est toujours déplorable, à cause notamment de la surpopulation carcérale qui est due en grande partie à la détention provisoire qui concerne 80% des détenus et au retard enregistré dans le jugement des affaires, le non-recours à d’autres alternatives comme le versement d’une caution, le contrôle judiciaire, ou encore le retard dans l’émission des jugements à l’encontre des détenus, ce qui, par conséquent, accroît le nombre des détenus préventifs.

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