Hépatite C : Bon point pour le Maroc

Hépatite C : Bon point pour le Maroc

Selon les estimations de l’OMS, près de 850.000 personnes sont infectées par le virus de l’hépatite B et 400.000 par celui de l’hépatite C. 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS)  salue les efforts du Maroc dans l’accès au traitement de l’hépatite C depuis l’introduction il y a deux ans des antiviraux à action directe. Dans un rapport qu’il vient de publier, l’organisme  note qu’un certain nombre de pays à revenu faible ou intermédiaire comme le Maroc, le Brésil, l’Argentine, l’Egypte ou encore l’Indonésie parvient peu à peu à fournir les médicaments à sa population. Et ce grâce à la mise en place de différentes stratégies. 

L’OMS évoque dans son document la concurrence des génériques au moyen d’accords de licence, la production locale et les négociations sur les prix. Il faut noter qu’au Maroc, le prix d’un traitement d’un mois du générique du Sofosbuvir s’élève à 300 dollars contre 280 dollars en Indonésie, 108 dollars en Inde, 51 dollars en Egypte et 15 dollars au Pakistan. Rappelons à ce sujet que cet antiviral est commercialisé au Maroc au prix de 9.000 DH la cure de 12 semaines par le laboratoire Pharma 5 alors qu’il est de 451.000 DH en France et 800.000 DH aux Etats-Unis. Trois mois après la mise sur le marché de ce médicament, le laboratoire Pharma 5 a lancé un autre générique, le «Daclatasvir»  commercialisé à 1.549 DH alors que son coût en Europe avoisine les 100.000 DH. Toujours dans son rapport, l’OMS relève que le prix d’un traitement d’un mois de ce générique est de 120 dollars alors qu’il est de 61 dollars en Inde et seulement 7 dollars en Egypte. Avec ces deux médicaments, le Maroc dispose désormais de l’arsenal thérapeutique nécessaire pour une prise en charge complète des patients atteints de l’hépatite C.

Au Maroc, selon les estimations de l’OMS, près de

850.000 personnes sont infectées par le virus de l’hépatite B et 400.000 par celui de l’hépatite C. La plupart de celles contaminées depuis longtemps par le VHB ou le VHC ignorent leur infection chronique. Elles sont néanmoins exposées à un risque élevé de développer une maladie chronique grave du foie, à savoir la cirrhose hépatite, le carcinome hépatocellulaire et l’insuffisance hépatique  et peuvent transmettre sans le savoir l’infection à autrui.

Il est important de souligner que le Maroc a adopté la première stratégie mondiale du secteur de la santé contre l’hépatite virale qui a pour objectif de l’éliminer en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030. Autrement dit, d’ici cette date, l’incidence des hépatites chroniques aura été abaissée de 90% et l’accès universel aux services essentiels de prévention et de traitement sera assuré.

Pour rappel, l’hépatite virale  est responsable d’environ 1,5 million de décès chaque année, ce qui est comparable aux décès annuels dus au VIH/Sida (1,3 million), au paludisme et à la tuberculose

(0,9 million et 1,3 million de décès, respectivement). Environ 47% de ces décès sont imputables à l’hépatite virale B et 48% à celui de l’hépatite virale C. Dans le monde, environ 240 millions de personnes sont chroniquement infectées par le virus de l’hépatite B et 185 millions par le virus de l’hépatite C. 

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