«Il faut parrainer les jeunes entrepreneurs»

«Il faut parrainer les jeunes entrepreneurs»


ALM : Quelle est la nature de l’accompagnement proposé par votre réseau ?
Hicham Smad : Réseau Maroc Entreprendre (RME) est une association de chefs d’entreprises qui a pour objet d’aider des jeunes entrepreneurs à créer leur propre entreprise. Pour cela, le réseau leur accorde des prêts d’honneur sans intérêts ni garanties, remboursables sur une période de cinq ans, pour participer au financement de leur projet. Il leur accorde également un accompagnement individuel par des chefs d’entreprises qui se réunissent mensuellement avec les lauréats pour analyser l’évolution de leur entreprise, partager leur expertise et leur apporter les conseils appropriés, ainsi qu’un accompagnement collectif à travers les Clubs de lauréats qui se réunissent mensuellement et qui sont animés par un expert qui forme les jeunes entrepreneurs sur un thème de gestion de leur PME.

Depuis la création du Réseau Maroc Entreprendre, combien avez-vous accompagné de projets de création d’entreprise ?
Dixsept nouveaux porteurs de projets de création d’entreprises ont reçu des prêts d’honneur depuis le début de l’année 2006, portant le nombre global des lauréats de 20 en 2005 à 37 à fin juin 2006. Au titre de l’accompagnement individuel, les lauréats ont été reçus par leurs accompagnateurs pour analyser avec eux leurs tableaux de bord d’activité et leur prodiguer les conseils appropriés.  En ce qui concerne l’accompagnement collectif, six séminaires de formation des lauréats ont été organisés et animés par des chefs d’entreprises expérimentés sur des thèmes de gestion de la PME afin d’élever le niveau de compétence des entrepreneurs et partager l’expérience des membres du réseau avec les jeunes entrepreneurs.
Par ailleurs, et en termes de partenariats, le réseau a signé en mai dernier une convention avec l’AFEM (Association marocaine des femmes chefs d’entreprises) pour la création du premier incubateur de femmes chefs d’entreprises au Maroc appelé «Casa Pionnières».  L’objectif de Casa Pionnières est d’accompagner 20 créatrices de PME par an et le prochain incubateur sera lancé à Fès. Par ailleurs, aux côtés d’Attijariwafa bank, principal partenaire du réseau, d’autres partenariats stratégiques sont actuellement à l’étude avec des organismes qui soutiennent la création d’entreprises notamment la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG).

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?
Nous avons élaboré un plan d’action pour le deuxième semestre de l’année en cours et pour l’année à venir. L’objectif de ce plan d’action est de tripler le nombre de partenaires donateurs. Nous en comptons actuellement un seul qui est Attijariwafa bank. Nous espérons également augmenter le nombre de membres de 22 à fin 2005 à  60  fin 2006 et à 100 membres fin 2007. Le réseau compte par ailleurs doubler le nombre global de lauréats créateurs d’entreprises de 20 en 2005 à 40 en 2006 et à 80 en 2007.

Y a-t-il des secteurs que vous privilégiez plus que d’autres en matière d’accompagnement de projets ?
Nous privilégions les secteurs qui présentent un potentiel important de croissance de chiffre d’affaires, que ce soit au niveau local ou international.  Mais, il faut dire que le critère le plus décisif reste la capacité du futur entrepreneur de nous convaincre qu’il existe une demande et un marché rentable pour le produit ou service qu’il souhaite offrir.

Qu’est-ce qui séduit le plus les créateurs d’entreprises en faisant appel à votre réseau ?
Au-delà de la validation et du financement de leur projet par l’octroi de prêts sans intérêts ni garanties, nous offrons aux jeunes créateurs d’entreprises la possibilité de faire partie d’un réseau de chefs d’entreprises expérimentés qui ont réussi dans les affaires et qui vont les accompagner pour les aider à apprendre et à maîtriser le métier de chef d’entreprise. Etre parrainé et accompagné pendant trois ans par un chef d’entreprise qui va partager son expertise avec le jeune créateur et surtout l’insérer dans le réseau des affaires national voire international ne peut qu’accroître les chances de réussite du jeune entrepreneur.

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