Il violait ses victimes dans des autos volées

Il violait ses victimes dans des autos volées

Il a violé 120 filles, disent les uns et plus ou moins une centaine affirment les autres. Seulement, les éléments de la 1ère Brigade criminelle près la police judiciaire de Hay Hassani-Aïn Chok, à Casablanca ne conduisaient que 16 filles, ce dimanche 11 avril, devant le représentant du ministère public près la Cour d’appel de Casablanca. Elles sont toutes des victimes de Jamal. Âgé de trente-deux ans, il était mécanicien avant de rallier les rangs des chômeurs. Comme le chemin du mal est très facile à emprunter, une idée satanique commençait à germer dans sa tête. Sans trop penser aux risques, il est passé à l’action. C’était à Inzeggane qu’il a commencé à réaliser ses idées. Regagnant cette ville de Sud, il a commencé à chercher une voiture immatriculée en Europe.
Pourquoi? Lui seul connaissait la raison. Après avoir fait quelques tours, il est arrivé à repérer une bagnole, (marque Renault Laguna) immatriculée en France qui stationnait dans une ruelle. Sa profession de mécanicien lui a facilité la tâche d’ouvrir la portière et de démarrer. Aussitôt, il a rebroussé chemin à destination de Casablanca. Après s’être reposé chez lui durant une journée, il a décidé de passer à la deuxième phase de son plan. Il est descendu de chez lui et a monté dans la voiture pour se diriger vers le centre commercial Ben Omar et y est rentré pour faire un tour pour un objectif bien ciblé : Chercher une fille. D’un pas à l’autre, il a lancé un regard vers l’une de celles qui venaient ce jour au centre.
Celle-ci a fait semblant qu’elle ne s’est pas rendue compte de lui. Sans hésiter, il s’est approché d’elle, lui a chuchoté quelques mots à l’oreille au point qu’un sourire lui a orné la bouche. Quelque temps après, elle l’accompagne dans un café. Il s’est présenté en tant que ressortissant marocain à l’étranger.
L’immatriculation de sa voiture étrangère le prouve. Tout au long de la conversation, il lui a expliqué qu’il cherchait une “Bent Ennasse“ pour se marier avec elle. Pourquoi pas ? Pense-t-elle. Elle ne devait pas rater l’occasion. Elle aussi lui a expliqué qu’elle souhaitait rencontrer quelqu’un de bien. Une première rencontre, puis une deuxième et elle lui a demandé de se rendre chez elle pour la demander au mariage. Il fait semblant qu’il souhaitait également le faire le plus tôt possible, mais il faut qu’elle rende visite à ses parents pour qu’ils soient rassurés de son choix.
Elle n’a manifesté aucun refus. Il lui a proposé de l’accompagner aussitôt sans attendre jusqu’au lendemain. Seulement avant d’aller, il lui a demandé d’aller chez le coiffeur puis, si possible, chez un bijoutier de sa connaissance pour louer des bijoux en or contre une petite somme d’argent et sa carte d’identité nationale.
Après quoi, elle est montée dans la voiture pour que Jamal démarre par la suite. Il ne s’est arrêté qu’une fois arrivé dans un terrain vague. Là, il s’est métamorphosé, il a dégainé un couteau, l’a menacée avant de l’obliger à céder et à le laisser abuser d’elle. Une fois qu’il a satisfait son besoin bestial, il lui a subtilisé les bijoux en or qu’elle avait empruntés avant de la jeter en dehors de la voiture et démarrer. Après cette opération, il en a effectué d’autres. Et à chaque fois, il volait une voiture pour l’abandonner dans une ruelle à Casablanca. A ce propos, il a mis la main sur quatre autres voitures, une à Berrechid et trois à Casablanca et il a violé des dizaine de filles. Pire encore, il a jeté de sa voiture une jeune fille alors qu’il conduisait à grande vitesse. Les éléments de la PJ de Hay Hassani-Aïn Chok sont arrivés à l’épingler près d’une station d’essence pour le déférer devant la Cour d’appel de Casablanca, avec comme chefs d’accusation attentat d’homicide, viol, vol de voitures et de bijoux.

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