« Je ne suis pas préoccupé »

Monsieur Dilami, qui est aussi directeur du groupe ECOPRINT qui a obtenu le marché de l’impression du quotidien français au Maroc,  tient à préciser qu’il faut tenir compte du fait que  «selon les termes du contrat qui lie Ecoprint à l’éditeur du journal “Le Monde”, il n’y aura pas, pour le moment, d’édition marocaine. Ce qui signifie que c’est le même journal imprimé en France qui le sera au Maroc", affirme le directeur général d’ECOPRINT.
Cela dit, M. Dilami estime qu’il n’y aura pas d’impact immédiat sur la presse nationale. "Du moment qu’il n’y aura pas de pages réservées au Maroc dans l’édition imprimée localement et que les films que nous allons recevoir par satellite seront les mêmes que ceux du tirage français, je ne pense pas que le quotidien français va concurrencer les journaux marocains qu’il s’agisse de l’information ou des annonces", explique-t-il. Le président de la fédération des éditeurs indépendants, rajoute qu’il est difficile d’imaginer que “Le Monde”, dont une page de publicité en France coûte aux environs de 400.000 FF, peut s’intéresser au marché national avec la différence des prix. Car, dit-il, le dispositif qui serait installé à cet effet reviendrait plus cher que les recettes. Par ailleurs, M. Dilami estime que l’impression du quotidien français et sa vente à 5 DH dans les kiosques au Maroc poussera les journaux nationaux à améliorer leur qualité tant sur la forme que sur le fond.

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