La longue marche vers la modération

Le Parti de la gauche socialiste unifiée a ouvert sa campagne électorale télévisée, par la prestation d’Ahmed Herzenni, membre du Bureau politique de cette formation et candidat aux élections dans la circonscription de Rabat- Océan. Né le 16 août 1948 à Guercif, il est arrêté, en 1965, pour avoir participé aux émeutes des 22 et 23 mars à Casablanca.Une année plus tard, on lui impose le service militaire pour le punir et l’éloigner de l’Université.
En 1969, il quitte l’Union nationale des forces populaires, prend les commandes de l’un des deux noyaux du Mouvement marxiste-léniniste marocain et crée «Linakhdoum Ech-chaâb» (Servir le peuple). En février 1972, il est arrêté, à Agadir, et condamné à 15 ans de prison ferme. En été 1984, il bénéficie d’une grâce royale.
Plus tard, il crée la revue « Assahib», et en 1986, il intègre l’Institut National de la Recherche Agronomique. En 1989, il bénéficie d’une bourse d’études aux USA. Titulaire d’un doctorat en sociologie, il enseigne à l’université Al Akhawayne. Entre temps, il continue son chemin politique. En 1994, il participe à un congrès en Syrie, réunissant des islamistes et des panarabes. Son mouvement Al Maydan rassemblait des anciens gauchistes, des islamistes, des libéraux et des «Amazigh».
Le 11 février 2001, Ahmed Herzenni intègre la coalition composée de l’OADP, des Indépendants démocrates et du Mouvement pour la démocratie. Une coalition qui allait donner naissance, à la mi-juillet 2002, au Parti de la gauche socialiste unifiée. Lors de son intervention à la télévision, samedi 14 septembre 2002, il a annoncé que l’objectif essentiel du PGSU, à travers sa participation aux prochaines échéances électorales, est de contribuer à asseoir la démocratie sur des bases solides et de manière irréversible dans notre pays. Il a, en outre, souligné que son parti aspire à la consécration de l’Etat de droit, à une réelle séparation des pouvoirs, à l’émergence d’un pouvoir législatif «reflétant la volonté populaire» et au renforcement de l’indépendance de la justice. Il a enfin appelé les citoyens à voter pour le PGSU qui a choisi comme logo quatre bougies bleues, symbolisant, à son avis, le sacrifice et l’espoir, et qui s’engage à défendre les droits des citoyens aux plans économique et social, notamment les démunis dans les villes et les campagnes.

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