La mise à niveau des abattoirs

Les résultats de cette analyse « appellent à la prise urgente des dispositions nécessaires à son assainissement, par une mise à niveau des abattoirs communautaires et des transports des viandes, le transfert des activités des « deux tueries » de Bensouda et Aouinat El Hajjaj et la lutte contre les abattages clandestins et le colportage des viandes foraines ».
En effet, l’étude réalisée par le service vétérinaire de la DPA, souligne que les abattoirs sont un maillon important de la filière viande. Ils ont un rôle dans la détermination de la salubrité de la viande. Par conséquent, seules des actions concertées permettront d’assainir ce secteur et d’assurer l’approvisionnement du marché en viandes dans des conditions techniques, sanitaires et économiques satisfaisantes.
L’étude fait un diagnostic de la situation pour rappeler que l’abattoir communautaire construit en 1953 est ancien. Sa capacité de 10.000 tonnes/an dépasse largement le volume traité. Mais des aménagements sont nécessaires pour sa mise à niveau (locaux sanitaire et de saignée, un incinérateur).
S’agissant des abattoirs ruraux, l’étude indique, qu’ils sont constitués de 12 petites tueries dispersées à travers les communes. Ces unités ont un équipement très rudimentaire et sont démunies de moyens de destruction efficace des saisies, lesquelles sont rejetées en pleine nature, menaçant la santé publique et constituant une source de pollution pour l’environnement.
Au niveau des abattages bovins et ovins, l’étude signale que l’activité de l’abattoir communautaire accuse une régression de 5200 tonnes à 3600 tonnes entre 1989-2000.
Parallèlement, les volumes d’abattages des deux « tueries » des zones périphériques de Bensouda et Aouinate El Hajaj, ont connu une augmentation allant de 746 tonnes à 1038 tonnes, durant la période 1994-2000. Les abattoirs ruraux, pour leur part enregistrent environ 1128 tonnes/an, d’abattage soit 20 % de l’abattage total de la zone d’action de la DPA de Fès.
Concernant la consommation des viandes rouges, l’étude stipule qu’elle devrait normalement atteindre 10.350 tonnes par an pour une population estimée à 1,1 million d’habitants, avec un niveau de consommation moyenne de 9 kg/habitant/an.
En somme, note le document, pour remédier à la situation qui prévaut dans la ville, des actions doivent être entreprises. A court terme, les activités des deux « tueries » de Bensouda et Aouinat El Hajjaj, doivent être transférées à l’abattoir communautaire, et résoudre le problème des transports des viandes en renforçant le parc des camions et leur équipement selon les normes requises.
À moyen terme, il faudra réaliser les aménagements nécessaires de l’abattoir communautaire en se conformant aux normes techniques à respecter pour un abattoir dépassant une capacité de 5000 tonnes/an. Il est nécessaire aussi de happer au contrôle vétérinaire. Pourtant, la législation définit clairement le cadre et les conditions exigées à cet effet.

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