La préservation de l’eau sous la loupe

Les participants à la 4 ème rencontre du débat national sur l’eau, tenue les 12 et 13 février à Tétouan, ont adopté une série de recommandations pour la préservation des ressources hydriques dans la région du nord et sécuriser son alimentation en cette denrée vitale.  Au terme des travaux des ateliers thématiques organisés dans le cadre de ce débat consacré au «bassin hydraulique du Loukkos et des côtes méditerranéennes», les participants ont insisté sur l’économie de l’eau et la rationalisation de son usage.
Une recommandation qui s’adresse en particulier aux secteurs de l’industrie et de l’agriculture qui représentent la plus grande part de la consommation des eaux mobilisées. Dans le secteur de l’agriculture, l’introduction des nouvelles techniques d’irrigation (goutte-à-goutte) permettra d’économiser un volume important des ressources hydriques. Le secteur industriel est, quant à lui, appelé à rationaliser son usage de l’eau et consentir des efforts pour assurer le traitement de ses rejets.  A cet effet, les participants ont recommandé une plus grande implication de l’Etat auprès des agriculteurs pour la généralisation des nouvelles techniques d’irrigation. Côté législatif, les recommandations ont appelé à la promulgation du texte de loi concernant la protection des nappes phréatiques. Une mesure de première importance pour assurer une gestion durable de ces ressources hydriques dont l’équilibre est menacé par la surexploitation.  S’agissant de l’augmentation de la capacité de mobilisation des eaux de surface et afin de faire face à la demande croissante d’une région en chantier, les participants ont recommandé la réalisation de six nouveaux barrages. De tels ouvrages hydrauliques sont à même d’augmenter la capacité de stockage de la région d’environ 875 millions m3.  D’autre part, la réalisation de ces barrages permettra de parer à l’autre extrême des changements climatiques que représentent les inondations.
La brusque abondance des précipitations avait affecté plusieurs villes de la région dans le passé.  Côté protection de la qualité de l’eau, les participants ont plaidé pour plusieurs mesures pour lutter contre la pollution de la précieuse denrée. Il s’agit notamment d’augmenter la capacité de traitement des eaux usées et d’optimiser la gestion des décharges afin d’éviter la pollution des nappes phréatiques par infiltration.

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