La production de cannabis baisse de 2.250 tonnes en six ans

La production de cannabis baisse de 2.250 tonnes en six ans

Les efforts du Maroc dans la lutte contre le trafic de drogue ont été salués par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) dans son rapport de 2010. Le document rendu public le mercredi 2 mars 2011 indique que la superficie consacrée à la culture du cannabis a diminué, chutant de 134.000 hectares en 2003 à 56.000 hectares en 2009. Il en va de même pour la production de résine de cannabis qui a enregistré une baisse considérable en passant de 3.070 à 820 tonnes au cours de la même période. L’OICS note que malgré ces efforts, le Maroc continue d’être l’un des plus gros producteurs au monde de résine de cannabis. D’importantes quantités de résine de cannabis sont produites illicitement au Maroc et introduites clandestinement en Europe (premier marché de résine de cannabis dans le monde). «La résine de cannabis consommée en Europe, provient en grande partie du Maroc. Elle est acheminée clandestinement, le plus souvent par bateau, vers la péninsule ibérique, d’où elle est envoyée vers d’autres pays d’Europe occidentale par véhicules de transport de marchandises ou voitures particulières», souligne le rapport. Et d’ajouter que «Un fait nouveau mérite particulièrement d’être signalé: l’accroissement de la culture illicite du cannabis dans la région, plus particulièrement la culture en intérieur et à grande échelle». L’OICS relève qu’en 2009, les douanes espagnoles ont ainsi saisi plus de 27 tonnes en mer ou sur les plages, dont 93% provenait du Maroc. A noter que 68% des saisies de résine de cannabis effectuées par les autorités douanières dans le monde en 2009 ont eu lieu en Europe occidentale. En comparant le Maroc à l’Afghanistan, le rapport souligne que le rendement en résine de cannabis est de 145 kg à l’hectare en Afghanistan contre 40kg à l’hectare pour le Maroc. Par ailleurs, l’OICS a jugé «efficace» le contrôle au Maroc des mouvements licites de stupéfiants et de substances psychotropes en précisant que «Le Maroc fournit régulièrement à l’OICS les renseignements exigés par les traités internationaux relatifs au contrôle des drogues». Tout en engageant le gouvernement marocain à continuer de surveiller la situation sur son territoire en collectant des données statistiques pertinentes, l’OICS dénonce néanmoins la non- réalisation de l’enquête sur la culture et la production de cannabis qui devait être réalisée par le Gouvernement en coopération avec l’UNODC en 2010. L’agence onusienne invite ainsi le Gouvernement et l’UNODC à prendre toutes les mesures nécessaires pour que cette enquête soit réalisée dès que possible.

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